Rail cassé en Midi-Pyrénées : Martin Malvy pas surpris

«  Si l’accident n’a pas eu lieu, ça tient du miracle, commente Martin Malvy, le président (PS) du conseil régional… Midi-Pyrénées. Les rails sont faits pour être l’un au bout de l’autre. On savait depuis longtemps que c’était une ligne "en fin de vie". Après cet incident, dont RFF nous assure qu’il n’a jamais eu de précédent, il y a urgence à accélérer les travaux programmés. »L’incident en question, c’est ce fameux rail cassé sur pas moins d’1,29 m découvert le 26 novembre dernier près de la gare de Carbonne (Haute-Garonne) sur une section bien mal en point de la ligne Toulouse – Tarbes – Lourdes – Bayonne. Un incident qui, alors que la catastrophe de Brétigny-sur-Orge en juillet dernier est encore dans les têtes, pose une nouvelle fois la question de la vétusté du réseau.

Et Martin Malvy ne craint pas d’ajouter : « Si nous n’avions pas eu la volonté politique de réaliser notre plan rail Midi-Pyrénées, ce qui vient de se passer aurait très bien pu arriver sur le réseau régional. Sans ce plan de rénovation,précise-t-il, il y aurait aujourd’hui tellement de ralentissements pour assurer la sécurité que le réseau serait littéralement paralysé. »

Le président du conseil régional se félicite que ce plan 2007-2013, inédit sur une région de France par son ampleur, et qui s’achève ce mois-ci, ait atteint tous ses objectifs. « A l’exception de la rénovation du seul viaduc du Viaur dont le chantier est bloqué par une "nouvelle future" réglementation sur l’amiante. »Soit : 11 lignes refaites, 20 km de lignes doublées et une importante modernisation de la signalisation sur 11 lignes…

Et Martin Malvy fait ses comptes.« En mobilisant l’Etat, l’Europe et RFF, nous avons investi 820 millions d’euros dont 400 apportés par la région. » Dans la foulée, il souhaitait la mise en place d’un nouveau service de trains rapides en 2014 : la création d’un aller-retour de plus en deux heures sur Rodez – Toulouse et Figeac – Toulouse, les deux terminus les plus éloignés de Toulouse. Avec quatre navettes supplémentaires au départ d’Albi. « La SNCF m’a présenté une addition de 4,8 millions d’euros soit 27 euros du kilomètre. Pas dans nos moyens », regrette Martin Malvy.

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