Siemens veut devenir un industriel ferroviaire français

Siemens « réfléchit à avoir une implantation industrielle en France, parce… class= »MsoNormal »>
 que c’est tellement difficile d’entrer sur le marché français que cela semble être une condition ». Marc Zuber directeur Commercial France de Siemens Transport, l’a indiqué lors d’un colloque organisé le 22 octobre par VR&T sur les TGV et les trains intercités. Siemens tiendrait ainsi compte de la volonté du gouvernement « de réindustrialiser le pays, de valoriser l’outil industriel. Si on arrive tout seul, ça ne répond pas à la demande politique », précise Marc Zuber. La question est posée depuis longtemps chez Siemens, mais elle prend une acuité particulière, du fait des futures commandes pour le métro du Grand Paris Express, le RER E ou les TET (trains d’équilibre du territoire). Le groupe allemand considère qu’il a une part de marché très faible dans le ferroviaire en France, à la différence de celle d’Alstom auprès de la DB. Il est vrai que la percée auprès de la SNCF est modeste et assez ancienne, et qu’elle a été faite avec des matériels qui n’étaient alors pas disponibles chez Alstom : 35 rames tram-train Avento (T4 en Ile-de-France, Mulhouse), assemblées en Alsace par Lohr, et 200 locomotives BB 75000, faites en coopération avec Alstom, dont Siemens avait réalisé la chaîne de traction.

Siemens avait déjà failli mettre un pied dans l’industrie française avec l’acquisition de Cannes La Bocca Industries, finalement repris par AnsaldoBreda. Le groupe allemand, s’il faisait une acquisition industrielle, suivrait le chemin ouvert par Bombardier, qui a acheté ANF en 1989 et par Caf, qui a acheté Soulé en 2010. Rappelons que le groupe allemand a acquis en 1998 Matra Transport, un des leaders mondiaux de la signalisation et des automatismes. Il veut aujourd’hui passer des cols blancs aux cols bleus.

François Dumont

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *