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En 2013, le CA de RATP Dev atteindra le milliard… de dollars
Avec un chiffre d’affaires en progression de 15 %, « les objectifs financiers sont tenus et le développement de la filiale est solide », affirme François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev, la filiale de développement qui fête tout juste ses onze ans… class= »rtejustify »>
Pas de coup d’éclat, mais « plein de petites choses, notamment des renouvellements dans l’urbain en France, le gain du téléphérique de Salève ». A l’international, le renouvellement pour l’exploitation de la ligne 9 du métro de Séoul par la joint-venture constituée avec Transdev pour le marché asiatique, est perçu comme « emblématique », celle du réseau de 4 lignes de tram à Shenyang, comme une première ouverture sur le juteux marché chinois. Mais il y a aussi le développement au Maghreb conforté par les mises en service des tramways d’Oran en mai et de Constantine en juillet, mais aussi par la confirmation de l’accord avec le gouvernement algérien pour que RATP Dev exploite toutes les futures lignes tramways qui ouvriront dans le pays. L’accord date de mai 2012, mais entre-temps, le gouvernement ayant changé, RATP Dev est satisfait de la nouvelle affirmation de cet accord obtenue lors du voyage officiel de Jean-Marc Ayrault mi-décembre.
Sur le feu, la filiale a « une série de gros projets en cours d’appel d’offres », notamment au Moyen-Orient pour les bus de Ryad – et le président est optimiste, il a déjà choisi son futur directeur –, à Manille pour le métro, Lima, le métro automatique, le RER berlinois… ou encore un réseau de bus en Toscane. Autant de contrats qui devraient se conclure en 2014, en théorie. « Inch allah », plaisante le président, rompu aux aléas de ces négociations qui traînent parfois plus en longueur que prévu. Modeste, il reconnaît aussi qu’il y aura forcément des échecs. D’ailleurs, « Si on les gagnait tous, on serait à l’objectif 2018 », précise-t-il. En parlant d’objectif, en tout début d’année, deux mois après sa prise de fonction, François-Xavier Perin assurait que 2013 enregistrerait une croissance de 25 % et sans doute un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. Or, il parle aujourd’hui toujours d’une activité d’un milliard… « de dollars ! Soit environ 880 millions d’euros ». En appliquant le taux de change actuel, ce serait plutôt 732 millions, de quoi y perdre son latin puisque le CA de 2012 était supérieur, à 755 millions d'euros. En réalité, les chiffres doivent être corrigés de moins 4 % au moins en raison d’un effet de change négatif dû à l’euro fort…
Et finalement, peu importent les chiffres, ce qui compte c’est l’enthousiasme, qui reste inchangé, et se trouve en plus sans doute teinté de l’euphorie des fêtes de fin d’années. Le président met enfin en avant le premier projet d’entreprise de RATP Dev, à l’intérieur de « Vision 2020 », celui de la RATP, et comprenant 6 piliers, dont « le développement des talents et la croissance rentable ». La preuve qu’après 11 ans, RATP Dev a atteint la maturité et « est un opérateur de référence, connu et reconnu », que l’on vient chercher. « Ça n’est pas forcément plus simple, avoue le patron. Car cela nécessite forcément de faire des choix. » Des choix difficiles ?
La liste au Père Noël bordelaise
L’année des municipales sera aussi celle du renouvellement de la délégation de service public (DSP) du réseau TBC de Bordeaux, que Keolis avait ravi à Veolia il y a 5 ans. Experte dans l’exploitation de réseaux de grandes métropoles, RATP Dev aurait-elle pu se positionner ? Visiblement, la question ne s’est pas posée longtemps… La stratégie reste en effet inchangée, dans toute compétition, la RATP doit estimer apporter une plus-value, mais surtout avoir des chances raisonnables de gagner de l’argent… D’autant que les réponses aux appels d’offres sont toujours coûteuses, dans le cas de Bordeaux, entre 1 et 1,5 million d’euros. « Quand je vois le cahier des charges, je me dis que j’ai eu raison : c’est la liste au Père Noël ! Se gausse François-Xavier Perin. En résumé, l’exploitant prend tous les risques, investit et n’a aucune capacité de faire de propositions de modification de service. Et dans un réseau qui déjà perd de l’argent… » Il ajoute toutefois que « Keolis a fait du bon travail à Bordeaux ». Sous-entendu, qu’il continue… ?
C. N.
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