Les raisons du succès de Keolis à Boston

Le 8 janvier, les responsables des transports de l’Etat américain du Massachussetts ont retenu Keolis… class= »rtejustify »>
commuter Services, une coentreprise réunissant le groupe Keolis  (60 %) et SNCF (40 %) pour exploiter les trains de banlieue de Boston. A l’unanimité, les six membres du conseil ont entériné le choix du Massachusetts Bay Transit Authority (MBTA), qui leur proposait de choisir Keolis pour remplacer The Massachusetts Bay Commuter Railroad Company (MBCR), une filiale de Transdev (Veolia Transportation, Bombardier et Alternate Concepts Inc.) qui gérait ces trains de navetteurs depuis 2003.

Keolis s’engage à transporter 36 millions de passagers par an sur les 13 lignes du réseau, soit 1 000 km de lignes et 134 gares à desservir. Ce contrat de huit ans représente un total de 2,64 milliards, qui pourra être prolongé de deux fois deux années, soit un total de 4,3 milliards, à l’issue des douze années. L’offre de Keolis était inférieure de 25 millions de dollars à celle du sortant. Jean-Pierre Farandou, président de Keolis nous assure avoir « appliqué les mêmes marges bénéficiaires sur ce contrat que sur les autres ». Il ajoute que « le contrat n’impose aucun investissement ». Et d’insister plutôt sur la sélection : « Nous avons obtenu une notre de 4 sur 5 sur les critères de qualité de service, soit 20 points de mieux sur 100 que notre concurrent », poursuit le président du groupe. Il semble que Transdev ait pâti d’une baisse de qualité de service, notamment au cours de l’hiver 2010-2011, particulièrement mauvais, et de locomotives vieillissantes, même si le service s’est depuis largement amélioré.

Le gain de ce contrat permet au groupe de multiplier son activité par deux aux Etats-Unis, son chiffre d’affaires passant de quelque 300 à 600 millions d’euros. Dans le nouveau contrat, le taux de régularité aurait été rehaussé de 95 à 99 %, selon nos informations, sans bonus lié à cet objectif. Un contrat aussi exigeant augure donc des malus pour Keolis. Et il reste encore, à Transdev, l’arme éventuelle du recours contentieux.

Yann GOUBIN

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