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Fret SNCF : toujours des pertes mais en recul
Des améliorations mais toujours dans le rouge. Selon Sylvie Charles, la directrice du pôle transport ferroviaire class= »rtejustify »>
de marchandises et multimodal, Fret SNCF a poursuivi son redressement en 2013 et améliorera ses résultats pour la quatrième année consécutive. 2014 devrait suivre la même tendance. « Je confirme le retour à l’équilibre fin 2015 », précise Sylvie Charles. Rappelons qu’en 2012, les pertes avaient atteint quelque 270 millions d’euros.
Pour atteindre cet objectif, les charges vont encore être abaissées. Les coûts ont reculé de plus de 100 millions d’euros en 2013. Il faut encore aller plus loin sur les deux prochains exercices. « Nous travaillons sur tous les postes de coûts », indique Sylvie Charles. Fret SNCF comptait environ 8 000 agents à la fin 2013. En quatre ans, entre 800 et 1000 postes ont été supprimés. Le mouvement n’est pas fini, la direction de la SNCF estime qu’elle peut encore gagner en productivité sur plusieurs charges, dont les effectifs et le matériel.
Entre 2009 et 2011, la branche fret de la SNCF a cherché essentiellement à s’adapter à l’énorme diminution des volumes transportés. 2013 devrait voir l’activité se stabiliser autour des 21 milliards de tonnes-km enregistrés en 2012 (et 180 000 wagons chargés pour le multi-lots-multi-clients).
« Notre ambition ne se limite pas au redressement. Nous voulons être l'un des acteurs majeurs de la relance du fret ferroviaire en Europe, poursuit Sylvie Charles. « Nous en avons tous les moyens grâce à Fret SNCF redressé, VFLI et les Captrain. »
Selon elle, les activités étrangères de Veolia Cargo, achetées fin 2009, puis redressées en deux-trois ans, sont maintenant performantes. « En Allemagne, nous sommes numéro 2. En Italie aussi, nous avons une entreprise performante. Notre activité multimodale et les autoroutes ferroviaires font également partie des atouts », souligne Sylvie Charles pour qui le développement passe par l’international. Aujourd’hui, l’international représente 30 % de l’activité de Fret SNCF. En 2009, il était 5 points en dessous.
« Sur un marché domestique en décroissance, ce n’est pas la peine de s’acharner sur un certain nombre de zones. Le ferroviaire est pertinent sur les longues distances. Il faut chercher le rebond là où cela a du sens », indique encore Sylvie Charles.
L’offre multilot/multiclient est un succès, selon la patronne du fret à la SNCF : « Au fur et à mesure, nous avons amoindri nos exigences : nous avons arrêté de demander des prévisions trimestrielles à nos clients. Ils nous disent aujourd’hui qu’ils ont retrouvé une fiabilité qu’ils ne connaissaient plus depuis 1990. »
Désormais Fret SNCF veut offrir, sur ses parcours internationaux, les mêmes services que ceux mis en place sur le territoire français avec un suivi en temps réel et des engagements sur les délais. « Nous le faisons déjà sur les trajets franco-suisses. Nous avons également développé une offre de bout en bout sur Anvers et sur Cologne. Sur les autres axes, nous travaillons pour le faire », souligne Sylvie Charles.
Autre domaine d’amélioration : la maîtrise de la production qui se traduit par de meilleures rations d’utilisation des sillons réservés. : En 2009, ce ratio n’atteignait même pas 69 %. « Ce n’était pas pour entraver la concurrence mais c’était lié à notre mode de production », précise Sylvie Charles. Aujourd’hui, ce taux est passé à 85 %.
Marie-Hélène POINGT
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