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Combiwest à l’équilibre en 2014 « malgré les tentatives de déstabilisation »
Jean-François Jacob, président de Combiwest, l’opérateur de transport… combiné breton lancé il y a trois ans par des acteurs économiques locaux (Sica, Le Gouessant, et Pré Vison), affiche des résultats 2013 à faire pâlir d’envie ses concurrents : l'activité a fait un bond de 67 % par rapport à 2012. Elle génère un chiffre d'affaires de 12 millions d’euros pour un volume de 25 000 UTI (Unités de transport intermodal, en hausse de 32 %).
« Ces résultats sont d'autant plus remarquables que les instances ministérielles notent, entre 2000 et 2012, une baisse de plus de 6 % de la part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises », note l’entreprise. Jean-François Jacob, également vice-président de Brittany Ferries, tient à préciser qu’il n’a « pris la place de personne puisqu’il n’y avait plus de trafic ferroviaire sur les axes où nous opérons depuis 2006 ». Rappelons que l’entreprise, qui compte 45 salariés, exploite deux liaisons principales (Rennes – Mâcon – Lyon et Le Mans – Lyon) et des lignes secondaires. Au total, une douzaine de trains circulent chaque nuit.
Selon le patron de Combiwest, les résultats auraient pu être encore meilleurs. « Mais nous avons travaillé dans un contexte compliqué », affirme-t-il, en dénonçant des « tentatives de déstabilisation ». Il évoque « des entraves à la circulation des trains, des blocages de matériel, des problèmes de réservation de sillons ou des sillons qui disparaissent, des restrictions de l'accessibilité aux plateformes de transbordement… ». Selon lui, « l’ambiance était tendue du côté de la SNCF et de RFF. A chaque fois qu’il était possible de rendre notre exploitation difficile, ça a été fait ».
Il reconnaît toutefois que depuis décembre, les problèmes ont cessé. « Mais nous avions dit que nous allions finir par nous fâcher, précise-t-il. Certains nous accusent de ne pas payer nos factures et de devoir de l’argent à RFF. Mais nous refusons de payer des prestations demandées qui n’ont pas été mises en œuvre. » Selon lui, Combiwest doit 1,3 million d’euros à RFF.
Contacté par Ville, Rail & Transports, RFF n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire « car des discussions sont en cours » entre les deux parties. « Je ne sais pas comment cette affaire va se terminer », indique Jean-François Jacob.
A la fin de cette année, il affirme que son entreprise sera à l’équilibre. « Nous aurions pu aller plus vite. Mais nous avons choisi d’ouvrir simultanément à la mi-2013 une connexion à Morlaix et une autre à Château-Gontier et Miramas. Nous avons fait le choix de décaler d’un an la rentabilité. »
Pour poursuivre le développement, deux réflexions seront lancées cette année. La première porte sur les investissements à engager. « Nous n’excluons pas demain d’acquérir notre propre matériel, aujourd’hui en location », commente Jean-François Jacob. Seconde réflexion : l’ouverture possible d’autres liaisons, notamment sur l’Allemagne, l’Italie ou bien d’autres villes en France.
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