Réforme ferroviaire. Le président de Lisea craint « un mélange des genres »

Laurent Cavrois, qui a succédé en début d'année à Hervé Tricot à la tête de la société concessionnaire de la ligne à grande vitesse SEA (Sud Europe Atlantique) Tours – Bordeaux se dit satisfait de voir le gouvernement préparer une grande réforme du ferroviaire car, indique-t-il, à Ville, Rail & Transports, « nous avons besoin d’un secteur ferroviaire en forme, qui ne traîne pas des milliards d’euros de dettes ». Selon lui, l'intérêt d'une société comme Lisea (qui regroupe Vinci, CDC Infra et des fonds d'investissement) et celui du secteur ferroviaire sont « liés ». « Nous voyons d’un bon œil le rapprochement de RFF avec les forces opérationnelles, autrement dit SNCF Infra », précise-t-il.

En revanche, le patron de Lisea fait part de sa préoccupation en ce qui concerne la gouvernance. « Mais nous avons tout de même une inquiétude car la réforme qui rapproche la SNCF et RFF pourrait prêter à un mélange des genres : que notre concédant soit en même temps notre client. Il faut que les règles du jeu soient claires et que notre concédant soit un gestionnaire d’infrastructures bien distinct du transporteur SNCF. » Et de prévenir : « Si le gouvernement change les règles du jeu en cours de route, il faut qu’il le dise et qu’on en discute ! »

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