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Gefco se voit comme un « outil de la stratégie des chemins de fer russes »
Un peu plus d’un an après être devenue une des filiales des chemins de fer russes qui ont pris 75 % de son capital (PSA en conservant 25 %), Gefco affiche sa bonne santé. En 2013, son résultat net atteint 55 millions d’euros, en progression de 28 % par rapport à 2012. Le chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, en hausse de plus de 11 %, représente « un record ». Et cela, rappelle Luc Nadal, le président du directoire du groupe de logistique industrielle, « malgré un contexte économique difficile ». L’essentiel de la croissance a été réalisée en Europe centrale et de l’ouest ainsi qu’en Amérique Latine.
Luc Nadal affirme que la rentabilité du groupe s’est améliorée et que grâce à son faible endettement, Gefco peut préparer sa croissance future. Elle passera par l’implantation dans de nouveaux pays et par des projets de croissance externe.
« Les RZD nous apportent leur soutien stratégique à long terme. C’est un soutien stratégique et non pas financier », précise Luc Nadal. Selon lui, les RZD peuvent faire bénéficier Gefco de leur « fonds de commerce dans les pays du 15-20 » (référence à l’écartement des rails dans les pays de l’ex-Union soviétique) et de leur expertise dans le domaine ferroviaire. De son côté, Gefco estime pouvoir apporter aux chemins de fer russes, « son expertise dans les solutions de supply chain complexes, son portefeuille de clients solides dans tous les domaines industriels et sa présence à l’international ».
Actuellement deuxième filiale des RZD par son chiffre d’affaires, le groupe français pense devenir la première d’entre elles lorsqu’il atteindra 4,5 milliards d’euros d’activités. Ce qu’il pense faire dès la fin de cette année. En 2020, il prévoit de réaliser 8 milliards d’euros de CA, dont un milliard venant « d’acquisitions externes ciblées ».
En attendant, « même si notre actionnaire souhaite que nous nous intéressions davantage au ferroviaire, nous ne l’utiliserons jamais s’il n’est pas pertinent, prévient Luc Nadal. Nos marges sont extrêmement faibles et notre point de vue est clair : nous recourrons au chemin de fer à chaque fois qu’il représente une solution intelligente. C’est d’ailleurs ce que nous pouvons apporter à notre actionnaire : notre expertise. Comme j’imagine Geodis peut l’apporter à la SNCF… pour peu que les discussions aient lieu ! »
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