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C’est le nombre de liaisons interrégionales par autocar qui sont aujourd’hui proposées en Allemagne. Un chiffre qui a triplé en un an, depuis que les entreprises du secteur peuvent lancer une nouvelle ligne si elle s’étend sur 50 kilomètres au moins et si l’autocar roule au minimum une heure entre deux arrêts.
Auparavant, seule la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn et quelques sociétés de bus créées pour relier Berlin-Ouest à l'Allemagne de l'Ouest avant la réunification y étaient autorisées.
MeinFernbus, start-up berlinoise, a ainsi connu une ascension fulgurante. Elle a transporté 2,7 millions de passagers l’an dernier en s’accaparant la première place du marché (où elle détient près de 40 % des parts).
Deutsche Bahn est le deuxième acteur du marché, devant les nouveaux venus comme Adac Postbus, formé par l'automobile-club Adac et le groupe de logistique Deutsche Post, ou encore FlixBus et DeinBus. Le britannique National Express s'est également engouffré dans la brèche sous le nom de City2City. Le nombre de passagers ne cesse de croître lui aussi, les prix affichés expliquant en grande partie ce succès.
La France pourrait s’engager dans la même voie si elle suit les recommandations de l'Autorité de la concurrence qui a récemment appelé à une modification de la réglementation dans ce domaine. Le gendarme de la concurrence estime que développement des autocars, loin de menacer les trains de la SNCF, permettrait au contraire de compléter l’offre de transport et d’attirer une clientèle nouvelle.
Le sujet étant regardé avec de plus en plus d’intérêt par les professionnels et les élus en France, l’UITP (Union internationale des transports publics) devrait organiser un colloque sur ce thème début mai.
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