S-Bahn de Berlin. Affaire qui traîne ou mission impossible ?

La décision est attendue ce trimestre mais il y a désertion sur le front ! Un an après avoir annoncé sa candidature à la reprise de l’exploitation d’un tiers du réseau S-Bahn de Berlin, en expliquant que « c'est l'occasion rêvée de pénétrer sur le marché allemand », RATP Dev s'est retiré de la course. Tout comme MTR (Hongkong) et JR East (Japon). Ne restent donc que l’actuel opérateur S-Bahn Berlin GmbH (filiale de la DB) et le groupe britannique National Express pour exploiter, à partir de 2017, un groupe de cinq lignes (deux circulaires et trois tangentielles) via la Ringbahn, la Petite Ceinture berlinoise.

Après un début de décennie marqué par une exploitation laissant à désirer (indisponibilité du matériel roulant, incidents…), le prochain exploitant devra revoir la desserte, tout en commandant un nouveau matériel roulant (390 voitures), chiffré à près d’un milliard d’euros. Non seulement les rames de S-Bahn berlinoises présentent des normes qui leur sont propres (caisses courtes, alimentation par troisième rail…), mais l’autorité organisatrice (qui émane des Länder de Berlin et du Brandebourg) ajoute sans cesse de nouvelles exigences. Le tout dans des termes juridiques incompréhensibles pour un non-germanophone. Cité par la presse allemande en mars 2014, Alain Polonsky, vice-président de RATP Dev, admet que « c'est une mission difficile… » Une mission finalement jugée impossible par trois des cinq candidats, alors que la décision est attendue au second trimestre 2014.

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