La RATP prépare sa transition énergétique avec GDF Suez et EDF

Mercredi 28 mai, Pierre Mongin, PDG de la RATP et Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, signent un accord de partenariat   

pour évaluer et développer les différents

systèmes de stockage et de distribution de biogaz pour la nouvelle génération de bus de la RATP. Parallèlement , Pierre Mongin doit signer prochainement avec Henri Proglio, PDG d’EDF, un accord de partenariat pour utiliser le savoir faire d’EDF en matière de batterie et  de recharge. Ces deux signatures s’inscrivent dans le plan bus de la RATP, arrêté avec le Stif, qui se fixe pour but zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2025. Quatre des vingt-cinq centres bus de la RATP seront alors dédiés aux bus au gaz naturel, les autres traitant le parc électrique.

Depuis le 1er janvier de cette année, la RATP ne commande plus de matériel diesel. La transition énergétique passe par la case hybride. Un crédit exceptionnel de 100 millions a été voté par le Stif pour l’accélération du plan bus. Il permettra entra autre de payer le surcoût des hybrides 

Trois lignes de bus (21, 147 et 91) sont  en partie équipées de bus hybrides en exploitation commerciale,  deux bus standards (Ivecobus et Man) et d’un bus articulé (Heuliezbus). La réduction de consommation constatée par rapport à un bus diesel est de 20 et 25% selon les gabarits et les conditions d’exploitation. Pas assez pour compenser le surcoût à l’achat des bus hybride. Ces engins sont considérés comme beaucoup plus sophistiqués que les bus diesels, puisqu’ils ont  deux moteurs et que le recours à l’électronique permet de passer de l’un à l’autre sans arrêt. S’ils sont plus sophistiqués, ils ne sont pas, semble-t-il, plus cher à entretenir que les bus classiques.  Mais l’achat est nettement plus cher, de 60%, a précisé Pierre Mongin devant la presse le 19 mai, lors d’une présentation de l’ensemble du dispositif faite avec le Stif. Or, selon le PDG de la RATP, sur l’ensemble du cycle de vie, la consommation de carburant représente 50% du coût.  La stabilité du coût du pétrole, bonne nouvelle en soi, déséquilibre les calculs faits il y a quelques années par la RATP, qui estimait que la baisse de la consommation réduirait plus fortement le gap entre bus classique et bus hybride.
Prochaine étape, l’expérimentation d’une ligne électrique. Trois propositions seront faites au Stif qui choisira la ligne où elle aura lieu. La RATP a lancé dans ce cadre un appel d’offre pour des bus standard de 12 mètres, 100% électriques, avec une capacité d’autonomie minimale de 120 km qui ne nécessiterait qu’un  rechargement rapide en un point à un terminus. Cette ligne devrait être opérationnelle d’ici le second semestre 2015.

Une opération que connaît bien RATP Dev, pour la conduire à Londres, avec trois types de bus électrique au standard londonien (double-deck) circulant  dans la capitale britannique. A partir de 2019, si les industriels sont au rendez-vous, la RATP devrait commencer à avoir des bus électriques de 12 mètres.  L’espoir est que les fortes commandes qui doivent suivre fassent baisser les coûts et qu’on arrive à un prix « à peu près compétitif avec les bus classiques ».

Future phase en vue : l’hydrogène. La RATP escompte que, à la suite des expérimentations actuelles sur l’hydrogène, on en soit  en 2025 au stade préindustriel.
FD

 

 

 

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