AFITF : recherche 400 millions désespérément

Après la décision de Ségolène Royal, le 8 octobre, de reporter une nouvelle fois « sine die »…  

le péage de transit poids lourd, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France a fait ses comptes.

Exit donc ce péage qui devait  rapporter quelque 500 millions d’euros à l’Aftif. Cette dernière ne touchera donc que les recettes issues de la taxe de 2 centimes sur le litre de gazole, dont le principe devrait être adopté par la prochaine loi de finances. Cette taxe devrait représenter entre 800 et 860 millions d’euros de ressources pour l’Afitf en fonction de la consommation des ménages.

« Mais sur ce total, on doit déjà payer 250 millions d’euros de loyer à Ecomouv’ pour l’année 2014. Et si on ne dénonce pas très vite le contrat, on devra aussi payer le loyer de 2015 », souligne Philippe Duron, le président de l’Aftitf.

Chaque année, l’agence a besoin de 2,2 milliards d’euros, dont 1,9 milliard en crédits d’engagements. Cette année, elle n’a pas pu inscrire dans son programme ni les contrats de plan Etat-région, ni le 3ème appel à projet TCSP (Transports collectifs en site propre). Pour 2014, elle doit d’urgence trouver 400 millions d’euros pour faire face à ses besoins. Au cours du congrès de l’ARF (Association des régions de France) le 10 octobre, « Manuel Valls a promis que l’Afitf aurait les crédits dont elle a besoin pour financer les contrats de plan », indique l’élu socialiste du Calvados.

Quant aux autres projets de transports qui attendent leur financement, il faudra faire preuve encore de patience. Peut-être en saura-t-on plus lorsque Alain Vidalies, le nouveau secrétaire d’Etat aux Transports, sera auditionné le 15 octobre par la commission développement durable de l’Assemblée nationale. D’autant que la suspension de toute perspective de financement n’a pas arrêté la liste de projets à réaliser. Comme par exemple l’annonce toute récente du Premier ministre en faveur du canal Seine-Nord. Ou encore la confirmation du projet Lyon-Turin. Autant dire qu’il va falloir beaucoup d’imagination pour sortir le gouvernement de l'imbroglio où l'a mis Ségolène Royal. 

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