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PACA veut devenir propriétaire de la ligne des Chemins de fer de Provence
Pour Jean-Yves Petit, conseiller régional de la Région… Provence Alpes-Côte d’Azur, vice-président délégué aux transports et à l’éco-mobilité, la liaison Nice-Digne les Bains devrait être transférée à la région. Il s'en explique dans le cadre d'une interview accordée à Ville, Rail & Transports.
Ville, Rail & Transports : Pourquoi la Région Provence Alpes-Côte d’Azur s’intéresse-t-elle à l’infrastructure ferroviaire de la ligne Nice-Digne les Bains ?
Jean-Yves Petit : Les élus du conseil régional ont voté une délibération dans ce sens, le 17 octobre. Nous en avions déjà fait la demande sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais cela nous avait été refusé. Mais aujourd’hui, il y a la nouvelle loi sur la réforme ferroviaire, votée à l’Assemblée, le 4 août, dernier. Elle permet le transfert de propriété. Je précise au passage que nous ne souhaitons en aucun cas démanteler le réseau ferré national, puisque cette ligne n’en fait pas partie.
V, R & T : Quel sera le montant de cette acquisition pour la Région?
J.-Y. P. : Il ne s’agit pas d’acquisition au sens financier, mais de transfert de propriété entre l’Etat et la Région. Nous soulageons l’Etat qui n'aura plus à s’occuper de cette ligne, puisque nous la prendrons nous-mêmes en charge. C'est d’autant plus logique que nous gérons la ligne depuis 2007, dans le cadre d’une concession de 77 ans passée avec l’Etat, et que nous y avons déjà investi 80 millions pendant la période 2007 – 2013, tant en infrastructure qu'en matériel. C’est aussi un moyen de sauvegarder les bâtiments le long de la ligne, dont beaucoup sont en mauvais état. Pour des questions administratives et de négociations avec les banques, ce serait plus simple d’en être propriétaire, pour engager leur rénovation et des partenariats avec les collectivités locales pour faire revivre ceux qui sont les plus intéressants. Il y a aussi un enjeu de desserte des territoires, et une mission de service public de transport.
V, R & T : Avez-vous des projets pour le reste de la ligne, au nord, entre Digne et Saint Auban ?
J.-Y. P. : La réflexion est engagée. Nous allons en débattre avec les élus du Conseil régional à la fin de l’année. Pour cette partie de la ligne (22 km) qui est à écartement classique, et appartient au RFN, avec le statut de ligne non exploitée depuis 1989, nous souhaiterions demander à l’Etat un transfert de gestion. Cela nous permettrait d’être raccordés au réseau classique, à plus long terme.
Propos recueillis par Yann Goubin
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