Angoulême veut se faire une idée sur l’hybride avant d’en acheter… ou pas

Le GrandAngoulême et la STGA, qui gère le réseau des transports de l’agglomération, accueillent leur premier bus hybride…

un Heuliez 337 HYB, norme Euro VI. Pour fêter ça, la STGA va d’ailleurs intégrer ce bus standard dans la « navette », un service spécial qu’elle fait circuler, chaque année, sur un trajet particulier à l’occasion du festival de la BD qui se déroule du 29 janvier au 1er février, dans la ville. Les visiteurs de cet événement, qui prend cette année un caractère plus grave, pourront en apprécier les qualités, notamment en termes de réductions sonores ou d’émissions de particules. Ils pourront même donner leur avis, grâce, notamment, à un code 2D, accompagnant les explications affichées à bord, détaillant la technologie de l’hybride.

Mais le plus grand observateur sera la STGA. Pendant un an, ses techniciens vont analyser la consommation de carburant, le fonctionnement des batteries et leur usure, le programme de maintenance véhicule, le confort des passagers, des conducteurs et des riverains. L’Heuliez 337 HYB sera testé sur deux lignes du réseau au profil très différent. D’abord, six mois sur la 6, une ligne de 13 km, à faible vitesse commerciale pour tester les conditions de multiples accélérations et freinages. Puis six autres mois, sur la ligne 1, plus longue (20 km), très fréquentée, et sur laquelle la vitesse commerciale est plus élevée.

Afin de mieux comparer, l’analyse sera effectuée, en même temps, sur un modèle identique, mais fonctionnant au gazole, également de norme Euro VI, récemment acquis par la STGA. Pour mieux comparer, les deux modèles hydride et classique seront intégrés dans le même roulement, donc avec la même équipe de conducteurs. Avec cette expérimentation, le GrandAngoulême souhaite se faire une idée plus précise de la consommation dans les conditions réelles d’utilisation.

« Les gains annoncés se situent entre 25% et 35 %, selon les réseaux », précise Michel Germaneau, vice-président du GrandAngoulême, en charge des Politiques communautaires de mobilité, et président de la STGA. Alors que le coût d’acquisition est 30 % plus élevé. « Certes, les hybrides sont plus chers, mais c’est un choix politique qui s’inscrit dans la volonté de l’agglomération de réduire la consommation des énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre ».

Après ce premier bus hybride, l’agglo devrait passer une commande dans l’année, dans le cadre du renouvellement régulier de sa flotte et pour préparer l’arrivée du BHNS, attendu fin 2017. Mais le choix du modèle n’est pas encore arrêté.

[email protected]

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *