Diplomatie ferroviaire russe en Asie du Sud-Est

Le voyage officiel en Asie du Sud-Est de Dimitri Medvedev, chef du gouvernement de la Fédération de Russie, aura été riche en signatures pour les RZD. Au Vietnam puis en Thaïlande, les Chemins de fer russes ont en effet conclu deux accords de coopération, portant en particulier sur des projets d’infrastructure.

Pour commencer, le 6 avril à Hanoï, Vadim Morozov, premier vice-président des RZD, et Vu Tá Tùng, directeur général des DSVN (Chemins de fer vietnamiens), ont conclu un accord de coopération. Les domaines concernés par cet accord sont la logistique, la réalisation de projets d’infrastructure, la coopération mutuelle dans le cadre d’organisations internationales, ainsi que l’échange d’expériences et d’informations technico-scientifiques. Dans leur communiqué, les RZD précisent que le principal projet de développement d’infrastructure « pourrait devenir la construction d’une ligne ferroviaire dans le sud du Vietnam, dont l’étude a été menée conjointement par la société Un Vien, les Chemins de fer vietnamiens et la société RZD », un projet « actuellement à l’étude par le gouvernement vietnamien ».

Deux jours plus tard, le 8 avril, c’est un mémorandum d’entente bilatérale qui a été signé par Alexandre Saltanov, vice-président des RZD, et l’entreprise thaïlandaise Banpu, qui exploite des mines de charbon et des centrales électriques dans le sud-est asiatique. Ce mémorandum « renforce les intentions des parties, concernant l’accord sur le tracé de la nouvelle ligne ferroviaire Kalimantan Rail, qui passera sur le terrain en concession de la société Banpu, à l’endroit des mines de charbon, dans la province du Kalimantan Oriental ».

En clair, si le cosignataire des RZD est thaïlandais, la province en question n’est autre que l’est de la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Dans cette province, un projet de ligne nouvelle a été lancé en 2010 avec le soutien des RZD et du ministère des Affaires étrangères de Russie : il s’agit aujourd’hui du projet « le plus élaboré, dans le domaine civil de la coopération russo-indonésienne ». La première phase de la partie ferroviaire du projet comprend une voie ferrée de 190 km, son matériel roulant, un port maritime et une centrale pour le charbon. Avec le nouveau mémorandum, la Russie devrait faciliter l’accès à cette nouvelle infrastructure pour Banpu et ses filiales. Reste qu’entre les accords de coopération et les réalisations, le chemin est parfois long.

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