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Après la grande vitesse, les métros : le partenariat russo-chinois se renforce
Une impressionnante série d’accords a été conclue ces dernières semaines entre la Russie et la Chine dans les divers domaines de la technique ferroviaire. Début mai, il y avait eu le contrat des études de la LGV Moscou – Kazan, attribué à un consortium russo-chinois, suivi d’un mémorandum de coopération sur les infrastructures et le matériel roulant à grande vitesse, signé entre les autorités et les réseaux ferrés des deux pays. Et le 14 mai, voilà que les métros de Moscou et Pékin signent un accord de coopération et de partenariat pour améliorer la qualité de service sur leurs réseaux respectifs. Deux réseaux qui connaissent actuellement une forte croissance… L’accord a été signé à l’occasion du 80e anniversaire du métro moscovite, entre Dimitri Pegov, à la tête de ce dernier, et Chen Xilin, vice-président de l’Autorité organisatrice des transports de Pékin. L’objectif est la réalisation d’études techniques en commun, avec partage d’information et de retours d’expérience dans des domaines aussi variés que la sécurité d’exploitation, la maintenance, l’efficacité énergétique ou les questions économiques. Cet accord comprend également un volet culturel, mettant à l’honneur la décoration des espaces publics dédiés au transport. Si le métro de Moscou est réputé pour ses belles stations, il est demandeur de l’expérience chinoise en matière de gestion des flux de voyageurs, ce qui pourrait être utile pour le projet de Grande ceinture moscovite, qui desservirait un grand nombre de nouveaux pôles d’échanges multimodaux.
En dépit de cette pluie d’accords sino-russes, Alstom croit encore à ses chances en Russie, titre Les Echos dans son numéro du 26 mai. Citant Philippe Pégorier, directeur de la filiale d’Alstom à Moscou, notre confrère indique que l’industriel juge même le moment opportun pour renforcer sa part dans le capital de TMH, actuellement de 25 %, alors que les Chemins de fer russes (RZD) seraient sur le point de vendre leur part, pour cause de difficultés financières. Car malgré les séries de communiqués tonitruants émis par les RZD, tout n’est pas rose en Russie. Il y a la situation internationale, bien sûr, ainsi que la crise économique, renforcée par la chute du prix du pétrole. Une situation que d’aucuns jugent momentanée, tel Philippe Pégorier, cité par Les Echos. Le quotidien rappelle toutefois qu’Alstom a gelé en partie son projet d’usine de tramways à Saint-Pétersbourg. En revanche, la grande vitesse reste plus que jamais d’actualité. Si en apparence, les Chinois ont raflé la mise, restent pour les Européens la possibilité de participer dans la sous-traitance ou dans le cadre des appels d’offres qui ne manqueront pas d’être lancés.