Départs et nominations éclairs à la tête d’Alstom France et Bombardier France

Elle ne sera pas restée longtemps à la tête d’Alstom Transport France. Même pas un an et demi. Ana Giros Calpe, nommée en mai 2014 au poste qu’occupait auparavant Jérôme Wallut, a quitté Alstom pour Suez. Elle en devient à partir d’octobre directeur général de la business unit Europe-Amérique latine. Ana Giros avait fait l’essentiel de sa carrière chez Alstom, en Espagne. C’est une véritable spécialiste du ferroviaire qui s’en va. Elle est remplacée par un ancien d’Alstom, qui avait fait un détour de plusieurs années chez Bombardier : Jean-Baptiste Eyméoud. Celui-ci, précise le communiqué d’Alstom est né en 1967, centralien, a intégré Alcatel-Alstom (puis Gec Alstom) en 1992, a participé au projet TGV de Corée du Sud, a été vice-président Marketing et Ventes d’Alstom Transport en 2000 et a pris la direction générale de l’Europe du Nord et de l’Est de 2003 à 2006. Il a alors quitté Alstom pour Bombardier, où il a été en charge des projets de matériel roulant et de services pour l’Europe de l’Ouest, puis de la supervision des sites industriels, avant de devenir président de Bombardier Transport France.

Si Ana Giros a fait un passage très rapide à la tête d’Alstom France, c’est un véritable passage éclair qu’a fait Jean-Baptiste Eyméoud à la tête de Bombardier France. C’est, selon La Voix du Nord, le 3 juillet qu’il a remplacé Jean Bergé à son poste. Jean Bergé – selon nos informations – a été remercié sans aucun égard par des « missi dominici » du siège du groupe canadien. Un groupe qui traverse une passe difficile, plus du fait de l’aéronautique que du ferroviaire. Jean Bergé aura marqué Bombardier de son empreinte. C’est sous sa direction que l’entreprise a remporté la Nat (le Francilien), puis le matériel régional Regio 2N. La Nat a été un contrat difficile pour Bombardier. A la SNCF, on n’hésite pas à parler, au plus haut niveau, « d’accident industriel ». Le contrat s’est soldé par des pertes, du fait de pénalité de retards importantes affectant un contrat dès le départ peu lucratif. Cependant après des débuts extrêmement difficiles, l’industriel avait redressé la barre. La SNCF avait même décerné à Bombardier, en 2014, un « trophée d’excellence dans la catégorie site et fournisseur », récompense saluant le niveau atteint à la fois par la qualité de la production, notamment pour le Francilien et par les performances de ce train. Après André Navarri, qui avait quitté la présidence de Bombardier Transport en juin 2013, c’est donc un autre ancien d’Alstom, Jean Bergé qui quitte le groupe canadien. Pour l’instant, chez Bombardier, on ne communique pas le nom du successeur de Jean-Baptiste Eyméoud. Seule nomination récemment annoncée, celle du nouveau directeur de l’usine de Crespin, Didier Fernandes, qui remplace Laurent Moser, en poste depuis mai 2013. Didier Fernandes était depuis avril 2014 directeur du projet Francilien.

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