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Elections SNCF. On prend presque les mêmes et on continue
Malgré de légers « bougés », la photo du paysage syndical à la SNCF reste sensiblement la même à l'issue des élections professionnelles du 19 novembre.
Même si, à y regarder de plus près, la comparaison avec les précédents scrutins fait apparaître clairement une confirmation de tendance :
CGT : 34,33 % (- 1,31 pt)
UNSA : 23,86 % (+0,88 pt),
SUD-Rail : 16,83 % (- 0,16 pt)
CFDT : 15,15 % (+0,45 pt)
FO : 9,16 % (-0,24 pt)
CFTC : 0,68 % (+0,39 pt)
La CGT cheminots garde donc le titre de première organisation syndicale de l'entreprise. Sa représentativité, en baisse constante au fil des scrutins depuis 15 ans (elle affichait 39,12 % en 2000), enregistre un nouveau tassement. Une baisse limitée pourtant, puisqu'elle avait été plus sévère (-1,69 %) en 2004.
L'UNSA ferroviaire, elle, poursuit sa progression régulière depuis 2000 (elle était alors de 11,03 %). Elle conforte sa position de deuxième syndicat. Avec un peu moins de résultat qu'entre les deux précédents scrutins toutefois où elle avait grimpé d'un point et demi.
En troisième position SUD-Rail affiche sa stabilité. Son résultat était de 16,99 % l'an dernier. Suit la CFDT qui améliore son score d'un demi-point. Il était de 14,7 en 2014. FO, qui pour ces élections s'était allié de manière un peu hétérogène à la fois avec la CGC et avec First, ne franchit pas la barre des 10 % des suffrages nécessaires pour devenir représentative. Son score qui avait progressé de 0,82 point entre 2011 et 2014 descend légèrement. A l'inverse de la CFTC qui grignote 0,39 point.
Les réformistes UNSA ferroviaire et CFDT Cheminots pèsent 39 %. De quoi signer à deux des accords. Sachant que comme auparavant en s'alliant les deux contestataires, CGT et SUD-Rail, qui réunissent la majorité absolue avec 51,16 % des suffrages exprimés, gardent la possibilité de contester des accords.
Les résultats de ces élections étaient particulièrement scrutés par une direction qui fait face à des échéances sociales particulièrement importantes. Elle doit notamment conduire au premier semestre 2016 les négociations qui doivent faire évoluer l'organisation du temps de travail. Il faudra parvenir entre autres à un accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Finalement la nouvelle géométrie du groupe aura assez peu impacté la donne de mars 2014.
68,65 % des 160 000 cheminots travaillant désormais au sein du nouveau Groupe public ferroviaire ont participé à cette élection. Un taux qui était de 69,37 % l'an dernier en mars 2014 avant la réforme. Le corps électoral ayant réintégré cette fois les 1 500 salariés de l'encadrement de l'ancien SNCF Réseau au sein de l'Epic réseau.
Rappelons-le, les cheminots votaient également le même jour pour désigner leurs délégués du personnel pour trois ans également. Ainsi que pour leurs représentants durant cinq ans aux conseils d'administration des deux Epic (Mobilités et Réseau ainsi qu'au conseil de surveillance de l'Epic de tête SNCF). Les résultats de ces votes seront publiés au soir du 24 novembre.
Chantal BLANDIN
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