COP21. Transports : méthode incertaine mais résultats obtenus

Le but semble être atteint. Lundi 30 novembre, aucune surcharge n’était constatée dans les transports en communs, gratuits ce jour-là comme la veille, afin d’offrir une alternative aux véhicules particuliers et professionnels empêchés de circuler sur une petite partie du périphérique parisien et sur le débit de l’autoroute A1, jusqu’au Bourget où les chefs d’états et leurs délégations convergeaient pour l’ouverture de la conférence sur le climat.

A 9h du matin, la RATP annonçait un trafic normal sur les lignes A et B du RER. Toutefois, une heure plus tard, Transilien SNCF annonçait, lui, un trafic interrompu sur le RER B et D en raison d’un colis suspect découvert en gare du Nord. Côté métro, la RATP ne relevait que la fermeture de la station Concorde, en accès comme en correspondance.

Mais sur la route, Sytadin relevait 18 km cumulés de bouchons, à 9h en Ile-de-France, 14 fois moins qu’en moyenne. Puis seulement 3 km à 10 h…

Est-ce la crainte d’une immense pagaille sur les routes, annoncée par la préfecture de police de Paris, puis renforcée, dans un deuxième temps, tardivement, par la menace de transports en communs saturés, qui ont conduit les Franciliens a finalement rester chez eux, poser une RTT ou télétravailler ?

A moins que cette situation particulièrement calme dans les transports lundi matin, ne soit, justement, la conséquence d’un renforcement de l’offre.

La SNCF avait mis en place une offre spécifique appelée Welcome COP21, capable d’absorber « chaque jour, environ 70 000 voyageurs à destination ou en provenance de la gare du Bourget, dans chaque sens ». Qui s’ajoutent aux 350 000 usagers quotidiens en semaine, sur la branche Nord du RER B.

Pour cela, la desserte est renforcée et portée à un train toutes les trois minutes dans les deux sens, aux heures de pointe en semaine, et un train toutes les cinq minutes dans les deux sens, en heure creuse en semaine et toute la journée le samedi et dimanche.

L’information aux voyageurs est également renforcée et proposée en multilingue, pour des annonces sonores à bord et sur les quais ainsi que sur les écrans. Les médias digitaux de Transilien sont également adaptés.

Dans les gares, durant la COP21, SNCF déploie une dizaine d’agents supplémentaires, multilingues, pour accueillir les participants français et étrangers. Ces agents, habitués à renseigner et diriger les touristes dans les gares de Roissy, portent un gilet vert orné du logo de la COP21.

Ils sont épaulés par 86 jeunes issus des lycées hôteliers de Seine-Saint-Denis, stagiaires en bac Pro Arcu (Accueil relation clients et usagers) durant les deux semaines de l’événement.

Comme la SNCF, la RATP est partenaire de la COP21, et comme elle, la Régie a mis sur pied un plan de transports spécial, à la demande du Stif. Des navettes en bus hybrides ont été mises en place, à partir de la station Fort-d’Aubervilliers sur la ligne 7, pour rallier le site du Bourget.

La RATP annonce un service renforcé sur toutes les lignes le 30 novembre. Et particulièrement sur les lignes automatiques 1 et 14, dont la fréquence est « adaptée en temps réel en fonction de l'affluence et augmentée d'environ 20 % sur la journée de lundi ». Les lignes 2 à 13 fonctionnent « en plein trafic et pourront être renforcées ».

Côté bus, 27 lignes intra-muros et 14 vers la périphérie, ont vu leurs trajets déviés. Cela fait partie des mesures prises par la RATP pour « adapter l'offre de transport sur les lignes de bus, en appliquant des mesures de régulation, de déviations, de coupures ou d'exploitations partielles ». en s’adaptant « en temps réel en fonction des décisions prises par la préfecture de Police ».

De façon générale, « la RATP a mobilisé tous les conducteurs disponibles pour permettre un renforcement de son offre de transport : annulation des formations et rappel des conducteurs de réserves ».

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