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Air France passe la main sur la desserte aéroportuaire
Les historiques cars Air France cèdent la place à un service premium rebaptisé Le Bus Direct – Paris Aéroport opéré par Keolis et repensé avec ADP. En une nuit, les cinquante autocars ont été pelliculés aux nouvelles couleurs par Aérolis la filiale de Keolis depuis 2008 dont Air France s’est totalement retirée. L’opérateur a désormais les mains libres pour en faire un produit haut de gamme visant particulièrement la clientèle touristique et qui est supposé être rentable malgré des tarifs qui restent raisonnables, en moyenne trois fois moins chers que le taxi. La grille a été simplifiée pour plus de lisibilité : 12 euros pour un Paris – Orly, 17 euros pour aller à Roissy-Charles-de-Gaulle et 21 euros le trajet entre les deux aéroports. Un partenariat stratégique a été conclu avec le groupe Aéroports de Paris (ADP) et le car lui emprunte ainsi sa toute nouvelle marque commerciale Paris Aéroport. Un échange de visibilité gagnant-gagnant… « C’est une idée que nos groupes partagent, celle de rendre la vie de nos voyageurs la plus fluide possible, d’offrir un trajet sans couture », a précisé Jean-Pierre Farandou, président de Keolis, lors du lancement officiel des nouveaux services le 12 mai.
« Nous n’avons pas fait d’entrisme, la compagnie aérienne ayant décidé d’elle-même de se retirer, a voulu préciser Augustin de Romanet, président du groupe ADP. Ce service est une bonne idée pour nos passagers et qui ont au moins quatre ou cinq occasions de stress, à commencer par comment se rendre à l’aéroport. Un voyage qui débute dès le trajet en car avec une expérience agréable, un accompagnement à bord, c’est davantage de sérénité… » Deux millions de passagers ont pris ces cars en 2015 et Keolis espère accroître cette fréquentation de 20 % pour atteindre les 2,5 millions d’ici un à deux ans. Les canaux de vente ont été multipliés : Web sur lebusdirect.com, distributeurs automatiques dans les aérogares, partenaires hôteliers, conducteurs des autocars. Et surtout le service a été repensé avec quatre lignes et trois nouveaux arrêts parisiens – Trocadéro, Tour Eiffel et La Motte-Picquet – représentant quelque 300 départs quotidiens de 5h à minuit avec des fréquences aux 15 ou 20 minutes et une montée en gamme.
La totalité du parc de véhicules est en cours de renouvellement et sa moyenne d’âge de trois ans devrait passer à moins de deux ans au printemps 2017. A bord, 51 sièges confortables, le Wi-Fi, des ports UBS pour la recharge d’appareils mobiles, sans oublier la climatisation bien sûr. Un bagagiste est par ailleurs présent à chaque arrêt. « Le Bus Direct représente l’excellence de notre service, a encore insisté Jean-Pierre Farandou. Ce service premium permet d’installer Keolis dans une dynamique offensive en Ile-de-France. » La filiale de la SNCF affiche en effet une volonté de développement dans la région capitale où elle a récemment racheté les Transports Daniel Meyer. Elle y transporte 84 millions de personnes par an, notamment grâce à Filéo, le TAD 7 j/7 et 24 h/24 de la zone de Roissy ou encore PAM 75, dédié aux PMR depuis 2003, un marché actuellement en cours de renouvellement.
Les atouts de la nouvelle offre Le Bus Direct doivent permettre de l’installer comme « le meilleur chemin entre Paris et ses aéroports », plaide Emmanuel Genlot, le patron d’Aérolis. Même après la mise en service de CDG Express prévue à l’horizon 2023, il restera de la place pour tout le monde. « Ce ne sont pas les mêmes publics », a plaidé Augustin de Romanet, qui rappelle que la capacité de la liaison ferrée express sera de 1 500 voyageurs par heure. « Il y aura toujours une clientèle pour un service de porte à porte, confortable et moins cher que le train… »
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