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Michel Herbillon espère une décision sur les navettes fluviales mi-2017
L’installation du groupe de travail sur le transport fluvial de passagers de la métropole du Grand Paris est officielle depuis le 11 octobre. A sa tête, Michel Herbillon, le député-maire (LR) de Maisons-Alfort, également 7e vice-président délégué à la Promotion et au Développement du tourisme à la métropole. Particulièrement intéressé par la question puisque l’expérience de navettes fluviales, Voguéo qui s’était déroulée de 2008 à 2011 avait précisément pour terminus Maisons-Alfort, Michel Herbillon considère que « de la même manière qu’on a remis des tramways dans les villes après les avoir supprimés, il faut remettre des navettes modernes sur la Seine, celles qui fonctionnaient au siècle dernier ont disparu à la construction du métro. Le progrès est un éternel recommencement ».
Il se souvient aussi que lorsque ces navettes fonctionnaient jusqu’à la gare d’Austerlitz, « elles étaient appréciées des utilisateurs ». Et pourtant le service n’était pas parfait : « un trajet très court, des bateaux pas assez nombreux ni rapides, un tarif trop élevé, et pratiquement pas d’intermodalité… » Et d’ailleurs, il a été interrompu faute de clients en nombre suffisant. « C’est un peu comme si vous disiez à Usain Bolt qu’il va faire un 100 mètres et omettez de lui dire qu’il aura un boulet au pied et qu’après vous vous étonniez qu’il n’ait pas fait un bon temps… », compare-t-il. Ce sont toutes ces questions qui vont être étudiées sans concessions par le groupe de travail « Voguéo 2 » qu’il anime et qui vient de se réunir pour dresser un premier état des lieux, en présence de l’Apur ainsi que d’une douzaine d’élus des villes directement concernées par le projet de réintroduction de navettes sur la Seine, de Maisons-Alfort à Suresnes en desservant le cœur de Paris.
Pour mémoire, cette possibilité avait déjà été envisagée en 2011 par le Stif, qui avait lancé un appel d’offres afin d’installer un service composé de trois lignes en 2013. Appel d’offres finalement déclaré infructueux, la seule proposition émanant de Batobus, était trois fois plus élevée que ce qu’avait évalué le Stif : 75 millions d’euros par an au lieu des 25 millions budgétés. Une situation que Michel Herbillon trouve finalement peu crédible : « Je n’imagine pas que les ingénieurs du Stif soient si peu compétents pour se tromper dans un rapport de un à trois, lance-t-il. Deuxième étonnement, une seule réponse, de la part de la société qui fait le transport des touristes et n’a pas spécialement envie d’un service qu’elle perçoit comme concurrent au sien. » A l’époque, d’ailleurs, plusieurs élus de l’ancienne majorité régionale avaient estimé que l’enveloppe du répondant avait été gonflée et réclamé qu’un comité de pilotage reprenne le projet.
Le nouveau groupe de travail de la métropole remet donc l’ouvrage sur le métier, sans partir de zéro. De plus, tout le monde semble d’accord sur la nécessité d’aboutir, y compris la Mairie de Paris. « Il y a un consensus sur le fait qu’il faut sortir de cette situation incroyable qui fait de Paris la seule métropole ayant un fleuve, la Seine, et son premier affluent, la Marne, et qui ne les utilise pas pour les transports publics. »Prochaine étape : Michel Herbillon prépare une réunion qui se tiendra prochainement avec la région, le vice-président aux Transports, Stéphane Beaudet, le DG du Stif, Laurent Probst, le DGS de la métropole, Thomas Degos. Il faut bien sûr que le groupe de réflexion intègre un service de bateaux taxis au projet – « Il faut compenser l’impossibilité qu’on va avoir prochainement de rouler dans Paris… », souligne celui qui l’anime – mais aussi qu’il se rapproche de Batobus, qu’il passe en revue les types de bateaux disponibles, le financement, la tarification…
« Je souhaite qu’une décision de principe sur un projet concret puisse être prise à la fin du premier semestre 2017 », assure l’élu. Ce qui nécessite l’assentiment de la région, de la Ville de Paris et de la métropole. Il fonde l’espoir d’y parvenir et plaisante : « En tout cas, la station de terminus sur la Marne à Maisons-Alfort est prête. Elle est dans un endroit paysagé, à proximité du métro, des bus, des Autolib’ et bientôt des Vélib’… Et sur des berges qui sont piétonnes ! » Voilà qui devrait plaire au moins à la mairie de Paris !
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