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Bientôt un challenge pour les navettes autonomes entre Strasbourg et Kehl
Nouvelle épreuve du feu pour les navettes autonomes. Les ITS au-delà des frontières, ce sera le thème du prochain congrès annuel de l’association européenne Ertico, 12e du genre, qui se déroulera à Strasbourg du 19 au 22 juin. A cette occasion, un partenariat entre l’Eurométropole de Strasbourg, la ville de Kehl, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, et le ministère des transports du Land de Bade-Wurtemberg permettra de lancer le challenge international trans-Rhin de navettes autonomes. Les partenaires lanceront un appel à manifestation d’intérêt le 3 février, à destination des inventeurs et constructeurs, qui auront jusqu’au 28 pour se faire connaître. Un territoire idéal pour cette épreuve car Strasbourg, qui avait accueilli « la première expérimentation de navette autonome » comme l’a rappelé Catherine Trautmann, vice-présidente de l’Eurométropole, « a toujours eu d’emblée une vision internationale de la mobilité ».
Concrètement, il s’agira pour les véhicules 100 % électriques et autonomes de passer une épreuve identique sur un trajet de moins de 2 km entre les deux territoires et en enjambant le Rhin par l’un des ouvrages existants (le choix n’a pas encore été arrêté). Un cahier des charges commun pour le transport de congressistes, mais aussi de la population locale, des écoliers et étudiants doit permettre une évaluation. Des trophées seront décernés en fonction des réactions du public et du relevé des éventuelles défaillances au regard de ce cahier des charges.
« Au moment où des villes comme Singapour ou Montréal s’intéressent aux véhicules autonomes, il est important de connaître le plus rapidement possible les attentes et les réactions du public, a ajouté celle qui est à l’origine du retour du tramway à Strasbourg. Il s’agira aussi de comparer les différents prototypes, de vérifier la fiabilité et la sécurité des systèmes au sein d’une libre-circulation et pas dans un espace fermé comme c’est le cas aujourd’hui dans le cadre des expérimentations. Mais aussi de démontrer le potentiel des navettes et de confronter les approches réglementaires ».
La démarche a reçu le soutien actif du ministère de l’Environnement et du secrétariat d’État aux Transports. Le directeur de la DGITM, François Poupard, est venu préciser les objectifs côté ministère : « depuis le congrès mondial des ITS a Bordeaux qui a provoqué un basculement [la présentation de la première navette autonome, ndlr], j’ai mis la pression sur les opérateurs de transport en France comme la RATP pour qu’ils testent ces véhicules. Un autre intérêt est d’éprouver le modèle économique et de passer en revue les questions de sécurité qui sont redoutables, il y a toujours des situations auxquelles on n’aura pas pensé. C’est donc à la fois une opportunité formidable et beaucoup de risque…» Qui la saisira ?
C. N.
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