Paris&Co lance son deuxième appel à candidature aux start-up de la mobilité

Après avoir incubé 18 start-up dans les domaines de la logistique et de la mobilité urbaine, Paris&Co lancera le 14 mars un nouvel appel à candidature afin de recruter de 20 à 25 nouvelles jeunes pousses qui seront hébergées par l’agence de développement et d’innovation parisienne pour les deux ou trois prochaines années. C’est plus exactement par l’intermédiaire de sa récente plateforme d’innovation logistique et mobilité urbaine durables que la sélection se fera. Cette dernière, rebaptisée à cette occasion “Le Rolling Lab“, étant destinée à favoriser l’émergence de jeunes pousses innovantes dans ces domaines ainsi que leur rapprochement avec les grandes entreprises, les groupes de transport et autres acteurs reconnus dans le but d’expérimenter et d’accélérer la transformation de l’innovation en business.

Un comité de lecture est prévu le 17 mai, la sélection le 30 mai, et l’annonce des lauréats le 12 juin au pavillon de l’Arsenal. Pour en retenir une grosse vingtaine, la responsable escompte recevoir quelque « 50 à 70 candidatures complètes ». Les lauréats intégreront l’incubateur au 1er septembre, au moment de son installation dans ses nouveaux locaux de l’opération d’aménagement Chapelle International.

Les candidatures devront donc toucher soit à la logistique soit à la mobilité des personnes, deux thèmes distincts, et dont la réunion est parfois contestée. Mais, explique Marie-Xavière Wauquiez, la chef de projet de cette plateforme, « quand on touche à la logistique urbaine, on s’aperçoit vite qu’il faut traiter toute la chaîne du fret et sortir des frontières géographiques, sinon la réponse est souvent trop parcellaire ».

Parmi les start-up retenues par le premier appel lancé pendant la COP21 et dont les lauréats se sont installés en avril 2016, figurent des presque stars comme Navya, ZenPark, Karos ou Pysae. A la clé pour les projets sélectionnés, une aide de 30 000 euros de la part de Bpifrance (via un fonds abondé par la Ville de Paris) pour la phase d’amorçage. « Il faut tout de même présenter la même somme en fonds propres pour pouvoir prétendre à la subvention », poursuit-elle.

Une manière pour l’incubateur, de miser sur des entreprises suffisamment solides, son modèle économique étant « incompatible avec les start-up trop fragiles », continue la chef de projet. De même, elles doivent avoir pris leur envol au plus tard à la fin de la troisième année. Les jeunes pousses de Paris&Co présentent un taux de survie de 85 %, et c’est Sharette et son covoiturage courte distance, qui représente les 15 % de « morts »de la première promo. Mais comme souvent, d’après Marie-Xavière Wauquiez, une observatrice avertie qui travaille dans le plus important incubateur de France, c’est davantage à cause de conflits de personnes que de pertinence de concept que l’échec était au bout du chemin.
C. N.

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