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Présidentielle : l’union fait la force…
Afin de tenter de peser sur les programmes transport et environnement des candidats à la présidentielle, tous les acteurs de la mobilité ont réussi à se fédérer. A l’issue d’un tour de France des régions, d’une consultation en ligne menée à l’été 2016, le tout clôturé par des états généraux de la mobilité durable, une fois n’est pas coutume, les anciens frères ennemis que sont le Gart, l’UTP, la FNTV, Régions de France, la Fnaut et TDIE sont tombés d’accord sur 70 propositions – dont six prioritaires – à faire valoir auprès des équipes de campagne de chacun des principaux candidats. « Il n’a pas toujours été simple de faire coïncider les agendas des uns et des autres et d’avoir tout le monde à chaque rendez-vous, ça a un peu tiré à hue et a dia, mais au final, notre initiative aboutit à un document qui tient la route », nous confie l’un des participants.
« Pour la première fois, tout le monde s’est réuni pour montrer cette unité », a d’ailleurs reconnu le président du Gart, le sénateur LR Louis Nègre, qui ajoute que le résultat est le fruit « d’un travail énorme qui a duré dix mois ». Les protagonistes ont senti la nécessité de passer de la plate-forme de rencontres initiale aux « états généraux », parce qu’« il y a urgence », « le feu au lac », et qu’il « faut secouer le cocotier », a-t-il poursuivi dans un langage de plus en plus imagé. Et de lister les problèmes : « de qualité de service, financiers, de pollution, de santé publique ». Le tout dans un « paysage des transports, qui était resté relativement stable pendant une génération », soudain bousculé par « les nouvelles mobilités, les start-up, l’open data… ». Une « transformation profonde dans laquelle on souhaite être acteurs, tous ensemble ».
Qui dit états généraux, dit cahiers de doléances. En tête des propositions, la création d’un « ministère des Transports et de la Mobilité et des Infrastructures de plein exercice » – sous-entendu doté des pouvoirs et moyens de décision – « qui permette d’avoir ce qui nous manque le plus : une vision prospective de l’aménagement de notre territoire ». La plate-forme souhaite aussi une loi de programmation financière « pour sanctuariser le VT » et de programmation des infrastructures. Egalement, le retour de la TVA sur les services de la mobilité au taux réduit de 5,5 % au titre d’un service de première nécessité, comme dans la plupart des pays européens, « même les plus libéraux comme la Grande-Bretagne ». Autres demandes phares : une refonte du service minimum, « un travail sur les droits de grève et de retrait » ; l’expérimentation de la concurrence dans les TER ; et un soutien financier pour l’achat des véhicules de transport public à faible émission, via, entre autres, un quatrième appel à projets TCSP.
Au-delà des doléances, mobilisation, sensibilisation, interpellation dans le débat public constituent des objectifs à part entière à la veille d’un scrutin majeur. Chacun des intervenants espère bien que quelques unes au moins des mesures souhaitées figureront noir sur blanc dans le programme d’un ou plusieurs candidats. Quant à espérer qu’elles soient mises en œuvre à brève échéance, c’est une autre paire de manches.
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