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Menaces judiciaires autour de Vélib’
Avant même d’être attribué – c’est prévu le 12 avril –, le marché du futur vélo en libre service Vélib’ fait des vagues. Fait inhabituel et signe de sa nervosité, JCDecaux est sorti de son silence à plusieurs reprises au cours de la dernière semaine de mars pour accuser de « dumping social » son concurrent Smoovengo, en passe de remporter le contrat d’exploitation du vélo en libre service de la métropole. Puis pour s’inquiéter du sort qui sera réservé au personnel actuellement chargé de gérer les Vélib’, que son concurrent n’aurait pas prévu de reprendre en cas de victoire. Personnel comportant plus de 300 salariés.
Constitué de la petite société montpelliéraine Smoove, du gestionnaire de parkings Indigo, de la société de services de mobilité Mobivia et de l’entreprise espagnole Moventia, le groupement Smoovengo a fini par contre-attaquer « en condamnant fermement les méthodes de communication » de JCDecaux. « Le groupe JCDecaux a pour principal objectif de remettre en cause par tous les moyens la possibilité qu’un autre exploitant puisse lui succéder, niant à la fois le libre choix du Syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole quant à l’exercice de ses compétences, et l’existence d’un appel d’offres », estime-t-il dans un communiqué, en menaçant d’actions judiciaires si cela ne cesse pas.
Et de répondre point par point aux attaques : les accusations de dumping social sont « totalement infondées et constituent une contrevérité », assure-t-il. La non-reprise des personnels ? « Le groupement Smoovengo s’est déjà engagé dans son offre à privilégier le personnel en place pour ses nombreux recrutements à venir ». Dans son communiqué, il explique que « si le marché lui est notifié, Smoovengo débutera les dialogues de recrutement de ses équipes dans le cadre d’une démarche bien évidemment largement et prioritairement tournée vers les salariés de l’actuel exploitant en proposant à tous ceux que ce dernier ne voudrait pas garder pour ses activités publicitaires, de rejoindre Smoovengo ». Et de préciser que « les entreprises Indigo et Moventia sont, dans leurs activités propres de stationnement et de transport public, habituées à intégrer des personnels provenant d’autres entreprises ».
Epilogue le 12 avril ? Pas sûr si le débat se poursuit devant la justice, comme en menace déjà JCDecaux pas connu pour lâcher prise…
M.-H. P.
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