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La Fnaut demande qu’on pense au trolley en Ile-de-France

Dans un courrier qui vient d’être adressé à Valérie Pécresse, l’Association des usagers des transports / Fnaut Ile-de-France exprime le souhait que soit mise à l’étude la pertinence de convertir au trolleybus des lignes de bus les plus fréquentées. Ceci dans la perspective du remplacement des bus diesel, pour lequel « aucune solution technique n’apparaît idéale » selon l’association. Pour cette dernière, les bus électriques, qui devraient représenter 80 % du parc en 2025, présentent encore des coûts « très élevés », une autonomie « limitée » et une fiabilité « qui reste à démontrer », alors que ces véhicules « semblent peu aptes à recevoir un équipement de réfrigération ». Le GNV, qui devrait représenter le reste du parc, pose quant à lui « d’importantes difficultés pour les dépôts en zone urbaine » pour la Fnaut Ile-de-France, à qui il semblerait « pertinent d’étudier aussi la possibilité de convertir en trolleybus certaines lignes de bus très fréquentées, en particulier celles équipées en véhicules articulés, voire bi-articulés à l’avenir ».
Toujours dans sa lettre, l’association rappelle que le trolleybus est une solution éprouvée et que les réseaux français qui les ont conservés en sont « très satisfaits ». Au premier rang de ces réseaux (qui ne sont d’ailleurs pas nommés dans la lettre) figure Lyon, où le trolleybus assure tant des lignes de grande capacité que la petite ligne S6, sur les pentes de la Croix-Rousse. Reste que le trolley est devenu rare en France et que l’insertion des lignes aériennes de contact (LAC) dans le paysage urbain peut représenter un obstacle mental d’ordre esthétique pour les décideurs. Contrecarrant par avance ce point, la FNAUT Ile-de-France assure que cette insertion « peut être discrète », « avec si besoin la possibilité de parcourir certaines sections sur batterie dans des secteurs délicats ». Précisions que sur ce dernier point, l’équipementier allemand Kiepe Electric a récemment développé la solution In Motion Charging (IMC) et que question LAC discrètes, le champion du monde est français : SM-CI, implanté dans la région de Grenoble, avec sa gamme Malico.
Bref, le trolleybus reste une idée neuve en Ile-de-France (où il a toutefois fait un rapide passage de 1943 à 1966) et la Fnaut Ile-de-France appelle de ses vœux une étude qui « pourrait porter notamment sur les coûts en investissement et en fonctionnement » du trolleybus, ainsi que sur « la détermination des lignes prioritaires » et « une estimation des délais de mise en œuvre ».
Ni très esthétique ni « glamour » question innovation, le trolleybus n’a jamais été sérieusement pris en compte pour le remplacement des bus diesel en Ile-de-France. Et pourtant, cette variante bien maîtrisée du bus électrique présente un risque technologique bien moins élevé que les divers modèles de bus à batteries testés ou restant à tester. Même si elle a peu de chances d’être suivie d’effet dans l’immédiat, l’étude demandée par la Fnaut Ile-de-France aurait au moins le mérite de fournir un « plan B » au cas où le Plan Bus 2025 se révèle plus difficile à mettre en œuvre que prévu…