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Pour MTR, l’open access ne paye pas encore en Suède

Déjà deux ans et demi que face à l’opérateur historique SJ, les trains MTR Express relient en open access Stockholm et Göteborg, les deux premières villes suédoises. La filiale de l’opérateur venu de Hongkong peut maintenant tirer un bilan de ses activités sur ses deux premières années. Et de 2015 à 2016, la vente de billets a quasiment doublé, passant de 85 à 190 millions de couronnes (de 8,9 à 19,9 millions d’euros). Mais d’une année sur l’autre, le résultat d’exploitation se solde toujours pour MTR Express par une perte : 86 000 couronnes (9 000 euros) pour 2016, soit 5 000 de moins qu’en 2015. Des pertes relativement légères et « attendues » selon la direction de MTR Express, qui les impute à des frais fixes importants. Et vu que le premier semestre 2017 s’est traduit par une augmentation du chiffre d’affaires et de la fréquentation de 50 % par rapport au premier semestre 2016, soit plus que ce qui était budgété par la direction, cette dernière pense que l’équilibre sera atteint cet été, malgré un service perturbé par des travaux. Et dans cette perspective, 2018 devrait être le premier exercice positif. Toutefois, il faudrait attirer davantage de voyageurs d’affaires, plus rentables.
Tous opérateurs confondus, la fréquentation des trains entre Stockholm et Göteborg est en hausse depuis l’introduction de la concurrence. Cette relation a en effet accueilli 15 % de voyageurs en plus en 2016 qu’en 2015, alors que la fréquentation des avions baissait de 1 %. Entre Stockholm et Göteborg, MTR Express affiche une meilleure ponctualité que SJ et que les avions, mais exprime le souhait que Trafikverket, le gestionnaire d’infrastructure, soit « plus réactif et plus flexible » en situation perturbée, pour que le train soit compétitif vis-à-vis de la voiture et de l’avion. Enfin MTR Express envisage d’ouvrir une nouvelle ligne pour le service annuel 2019 ; mais avant de se lancer, l’exploitant va vérifier la qualité des sillons disponibles et la capacité de la deuxième ligne, ainsi que l’état de la concurrence intermodale et intramodale.