Ile-de-France : premier rapport du Comité d’évaluation de l’amélioration de l’offre

Paris : La ligne du T6 en essais

Small is beautiful, c’est l’un des premiers enseignements du Comité d’évaluation de l’amélioration de l’offre de transport en Ile-de-France, qui a remis son rapport le 8 mars à Valérie Pécresse. Le comité, mis en place l’an dernier par la présidente d’Ile-de-France Mobilités, est constitué de Jean-Paul Bailly (ancien patron de la RATP puis de La Poste), Yves Ramette (ancien dirigeant de la RATP, puis DG de SNCF Réseau IDF), Yves Crozet (économiste), et Marc Pélissier (président de l’AUT-IDF).

Il a été puissamment aidé par les services d’Ile-de-France Mobilités, qui ont permis à la fois de présenter une vision globale des évolutions de l’année 2016 en matière d’offre et de qualité de service, et de faire des zooms sur 12 projets ou mesures mis en œuvre cette même année. 2016, et non 2017 puisque, c’est la rançon d’un travail de fond, il faut du temps pour récolter les données, les analyser et en tirer les leçons. Plus encore quand il s’agit de définir la méthode pour une première édition.

Il est donc question de la mise en service du Tram 6 (photo ci-dessus), du déploiement des nouveaux métros de la ligne 9, de la mise en place du forfait toutes zones, de l’évolution de l’offre sur le train K ou de la mise en œuvre du schéma directeur d’accessibilité dans les gares.

Trois idées fortes se dégagent des travaux du comité
La première, donc, c’est que « les opérations modestes sont les plus efficientes, présentant souvent un bon rapport entre leurs impacts positifs et leurs coûts ». Constat bien venu alors que l’on n’en finit pas de dénoncer les travaux pharaoniques. On relève, par exemple, que la restructuration de trois lignes de bus de la RATP (163, 258 et 259) « apporte, pour un coût modéré, un gain global important pour un nombre important de voyageurs quotidiens sur ces lignes ».

Deuxième leçon, le renouvellement du matériel roulant a un caractère structurant. Là aussi, ça tombe bien puisque ce renouvellement est au cœur du programme de Valérie Pécresse.

Enfin, de manière générale, « il faut veiller à l’équilibre entre les types de mesures. C’est tout particulièrement nécessaire, entre les opérations structurantes et celles d’amélioration du quotidien ». La troisième leçon relève du bon sens, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit inutile.