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Une nouvelle convention TER plus exigeante en Occitanie

La convention TER 2018-2025 entre la SNCF et la région Occitanie, la première couvrant les deux anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, a été adoptée le 23 mars à Montpellier par la majorité au conseil régional. Elle prévoit un budget d’exploitation de 2,5 milliards d’euros (300 millions d’euros par an), en hausse de 12 % par rapport à la précédente convention, une augmentation du volume des dessertes de 11 % net, la création de 72 circulations nouvelles soit 37 000 places supplémentaires sur le réseau chaque jour (+40 %). Certaines lignes seront rouvertes comme Montréjeau – Luchon, Rodez – Séverac – Millau, Carcassonne – Quillan, Nîmes – Avignon ou Alès – Bessèges, et l’offre sera améliorée sur d’autres (Toulouse – Montauban, Toulouse – Perpignan, Toulouse – Tarbes – Pau, Lunel – Sète…).
La région a fixé à SNCF Mobilités des objectifs d’amélioration de la fiabilité (diminution de 20 % des suppressions soit 500 TER en plus), de la ponctualité (92 % de TER à l’heure contre précédemment 88,9 % dans l’ex-Midi-Pyrénées et 87,1 % dans l’ex-Languedoc-Roussillon), du respect des compositions, avec une mesure continue de la qualité perçue et produite, assortis de pénalités et de bonus/malus allant de +700 000 euros à -4,2 millions d’euros. « Cette nouvelle convention est le fruit d’un long travail réalisé par les services de la région et SNCF Mobilités. Les échanges et les négociations ont parfois été difficiles », a indiqué la présidente Carole Delga. La première réponse apportée par la SNCF en février 2017 aux besoins exprimés suite aux Etats généraux du rail et de l’intermodalité (Egrim) avait en effet été jugée insatisfaisante.
La tarification a été unifiée entre les deux régions avec une baisse d’un tiers du prix des abonnements pour les moins de 26 ans qui sera progressive jusqu’à mi-2020, mais une hausse de 7 % du prix des autres abonnements (qui sera ensuite bloqué jusqu’en 2021). Les billets à un euro, proposés sur cinq lignes de Languedoc-Roussillon, seront étendus à l’ex-Région Midi-Pyrénées dès juillet 2018 et leur nombre doublé (de 540 000 à un million par an). Côté matériel roulant, les rames les plus anciennes (les Z2 datant des années 80) seront radiées d’ici deux ans.
Quelques mesures suscitent cependant l’inquiétude des syndicats de cheminots : la création d’équipes mobiles de contrôleurs, ce qui signifierait la fin de la présence systématique d’un contrôleur sur les lignes TER ; la réduction horaire de l’ouverture des guichets, voire des fermetures comme à Albi-Madeleine, Varilhes ou Cordes-sur-Ciel ; et le retrait de certains trains en « contrepointe » (qui vont à l’inverse des gros flux des heures de pointe) sur les lignes Toulouse – Auch et Latour-de-Carol.
Catherine Stern