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La nouvelle stratégie européenne pour des transports plus « verts »
La Commission européenne présentera en 2020 une nouvelle stratégie pour une mobilité « durable et intelligente ». C’est une des promesses du fameux « Green Deal » présenté par l’exécutif européen le 11 décembre. Un « Pacte vert » qui érige en « priorité » le transfert vers le rail et les voies navigables « d’une part substantielles des 75 % de fret intérieur passant actuellement par la route ».
De quoi, forcément, réjouir le secteur, qui n’a pas manqué d’applaudir les annonces. « Des mesures devront être mises en place en vue d’une gestion plus efficace et d’une augmentation de la capacité des voies ferroviaires et fluviales », indique la Commission dans sa communication. Elles seront proposées d’ici à 2021.
L’actuelle proposition de directive sur les transports combinés – bloquée au niveau des Etats – sera retirée pour être remplacée par une nouvelle proposition législative censée favoriser les opérations de fret multimodal par voie ferroviaire et voie d’eau. Les concurrents au transport ferroviaire devraient aussi voir renchérir le coût de leurs opérations. Les exonérations fiscales au carburant d’aviation sont ainsi sur la sellette – une révision de la directive sur la taxation de l’énergie est dans les cartons – et le transport routier pourrait être inclus dans le marché européen du carbone, ce qui l’obligerait à participer au système européen d’échange des quotas d’émission. Alors que les ministres européens des Transports ne sont pas parvenus à s’entendre début décembre sur une révision de la directive Eurovignette pour y intégrer davantage le principe du pollueur/payeur, la Commission met en garde : un accord trop peu ambitieux à son goût signifierait un retrait de la proposition et son remplacement par d’autres mesures.
Isabelle Smets, à Bruxelles