Bruxelles s’attaque au stationnement dans les rues

Dans une rue de Schaerbeek, une des 19 communes de Bruxelles Capitale

Les zones grises ? C’est le moyen que la région de Bruxelles-Capitale veut mettre en œuvre pour rabattre le stationnement des rues vers les parkings les plus proches. Concrètement, stationner sur la voirie devrait systématiquement revenir plus cher que dans un espace dévolu au stationnement public, du moins là où un tel parking existe à proximité. Ces rues où le stationnement sera surtaxé seront classées en « zone grise », catégorie créée dans un avant-projet d’ordonnance soumis aux 19 communes de la région capitale belge. Plus largement, quelque 65 000 places de stationnement sont appelées à disparaître d’ici 2030 dans la région, afin d’encourager un report de l’automobile vers d’autres modes.

Cependant, même les bénéficiaires de la création des zones grises sont sceptiques. Cité par le quotidien économique belge L’Echo, Roland Cracco, CEO de Interparking, n’est pas contre a priori : « dans la plupart des villes en Europe, on essaie de limiter le parking en voirie afin de restituer aux habitants l’espace public qui a trop de valeur pour être dédié au stationnement des voitures ». Pour autant, « il ne faut pas aller trop loin et singer ce qui se passe dans des villes comme Paris, qui peut se permettre une politique de réduction des places plus agressive que Bruxelles, dont le centre d’attractivité est très fragile ». Et de conclure que « si plus personne ne vient à Bruxelles, on sera tous perdants, y compris les exploitants de parkings ».

P. L.