Biden propose trois mille milliards de dollars pour les infrastructures et l’emploi aux Etats-Unis

Acela II's first time across the Susquehanna River on its way from PHL-WAS. Amtrak has full image rights.
New Acela 21 in Testing

Le montant est vertigineux, mais à la hauteur du défi : jusqu’à trois billions – pas des milliards en américain, mais des milliers de milliards – de dollars à investir dans les infrastructures et l’emploi aux Etats-Unis. Tel pourrait être le coût du plan proposé par l’administration Biden aux deux chambres du Congrès de Washington. Mais l’urgence est réelle : tous les spécialistes sont d’accord pour dire que très peu d’investissements ont été faits au niveau fédéral dans les infrastructures aux Etats-Unis depuis les mandats de Eisenhower (1953-1961), qui ont vu le développement d’un réseau autoroutier à l’échelle du pays. Et le résultat est là : comme l’a encore montré la situation catastrophique dans laquelle s’est retrouvé le Texas il y a quelques semaines, la première économie mondiale et ses infrastructures de transport ou d’énergie sont à la merci d’un coup de froid, d’une panne de courant ou encore d’une tempête (telle Sandy à New York en 2012).

Un tel relèvement des infrastructures américaines d’une ampleur inconnue ces six dernières décennies était bien envisagé par le candidat Joe Biden l’an dernier. Mais quelles sont les chances de le voir se concrétiser, à l’heure où l’opposition Républicaine des deux chambres semble prête à mener la vie dure au nouveau président démocrate ? Certains spécialistes pensent que la probabilité n’est pas nulle pour autant : après tout, il y a exactement quatre ans, Trump annonçait ses grandes idées pour développer les infrastructures, sans grands résultats, d’ailleurs. Mais si le big business profite du nouveau plan, il est tout à fait envisageable que des Républicains modérés ou réalistes se rallient à un programme dont la réalisation risque de s’étaler sur plusieurs mandats électoraux. La clé réside sans doute dans le mode de financement envisagé.

P. L.