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Un rapport sur la logistique urbaine propose de donner un rôle central au GART

Quel avenir pour la logistique urbaine ? Dans leur rapport remis le 21 octobre aux ministres Jean-Baptiste Djebbari et Agnès Pannier-Runacher, l’ancienne ministre et actuelle présidente de France Logistique, Anne-Marie Idrac, le maire adjoint de Toulouse Jean-Jacques Bolzan et la présidente du port de Strasbourg Anne-Marie Jean mettent en avant 32 propositions pour développer des « approches coopératives public/privé ». Les auteurs entendent formuler une « communication positive autour de l’utilité économique et sociale essentielle des mobilités urbaines de marchandises, généralement dévalorisées par rapport à celles des personnes« .
Ce rapport commandé par le gouvernement dans le cadre du Comité interministériel de la Logistique (CILOG) vise, selon ses auteurs, à « lever des blocages relevant des acteurs publics qui pénalisent l’engagement des acteurs dans des dynamiques plus durables« . Il suggère notamment d’offrir au Gart (Groupement des autorités responsables de transport), concentré jusqu’alors sur la mobilité des voyageurs, un rôle inédit d’ »animateur des questions de logistique urbaine durable« .
« La crise sanitaire a provoqué une forte progression du e-commerce. Cependant, il n’existe pas de données nationales sur la logistique urbaine. Certaines métropoles commandent des études, sans forcément partager la même méthodologie. Il apparaît essentiel d’organiser et de développer ce partage de données« , propose Anne-Marie Jean. Le rapport sur la logistique urbaine détaille par ailleurs quelques propositions relatives au développement de la cyclo-logistique et relève un intérêt certain pour l’utilisation de la voie fluviale. L’exemple strasbourgeois d’ULS, qui combine le pré-acheminement des marchandises par barge fluviale et une remorque tirée par un vélo électrique sur le dernier kilomètre, est mis en avant à plusieurs reprises dans le document.
Les auteurs proposent enfin la mise en place de conférences logistiques territoriales qui alimenteraient les réflexions régionales sur les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) et les prospectives d’aménagement du territoire menées par les conseils régionaux et les préfectures. « Dans la logistique urbaine, on se situe à la croisée de plusieurs politiques : mobilité, économie, commande publique, réglementation. Le résultat, c’est que personne ne s’en occupe vraiment« , regrette Anne-Marie Jean.
Olivier Mirguet