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Feu vert pour une dizaine de lignes supplémentaires envisagées par Railcoop

Huit lignes supplémentaires, dix avec les différentes variantes de terminus : Railcoop a désormais le feu vert de l’Autorité de régulation des transports pour développer son réseau au-delà de la ligne Bordeaux – Lyon que la coopérative ferroviaire doit lancer en décembre 2022. Dans la liste, on trouve les liaisons Lille – Nantes via Amiens, Rouen, Caen et Rennes ; Brest – Bordeaux via Quimper, Nantes et La Roche-sur-Yon ; Le Croisic – Bâle via Nantes, Tours, Nevers et Dijon ; Massy – Brest, via Caen ; Toulouse – Saint-Brieuc via Limoges, Tours, Le Mans, Rennes ; Toulouse – Caen via Limoges, Tours, Le Mans ; Thionville – Saint-Etienne via Dijon, et Lyon, Thionville – Grenoble via Dijon, Bourg-en-Bresse et Chambéry, Strasbourg – Clermont-Ferrand via Dijon et Nevers ; Annecy – Marseille via Grenoble, Sisteron, Aix-en-Provence. « Toutes ces lignes ont été imaginées à partir des demandes des sociétaires », souligne Nicolas Debaisieux, le directeur général de la coopérative.
Sur les huit lignes de voyageurs que Railcoop a notifié à l’Autorité de régulation des transports (ART), en juillet 2021, trois d’entre elles ont fait l’objet d’une saisine de la part des régions qu’elles doivent traverser. L’ART a donc vérifié que ces lignes ne concurrenceraient pas le service public de transport ferroviaire organisé par les régions. Et rendu un avis favorable fin décembre 2021, pour une exploitation à partir du décembre 2022. « C’est la date à partir de laquelle nous avons le droit de les exploiter, mais ce ne sera très certainement pas possible techniquement », explique le dirigeant. « Pour l’instant nous nous sommes concentré sur le matériel destiné à la ligne Bordeaux – Lyon. Nous avons signé fin décembre l’achat de 14 rames TER X72500 qui appartenaient à la région Rhône-Alpes. Et dans quelques jours nous allons lancer officiellement la consultation pour leur rénovation auprès d’Alstom, Masteris, ACC et CAF, même si nous étions déjà en contact avec eux pour les aménagements ».
En effet, Railcoop a déjà imaginé différents espaces à bord, pour répondre aux besoins de ses différents usagers : des “bulles“ isolées pour travailler, des espaces enfants, restaurations avec des micro-ondes, du Wi-Fi, etc.
Pour les autres lignes aussi, il faudra trouver du matériel d’occasion, le neuf étant beaucoup plus cher. « C’est presque un rapport de 1 à 10 », précise Nicolas Debaisieux. «Car c’est aussi fonction des quantités commandées ». Et c’est aussi beaucoup plus long puisqu’il faut le fabriquer. Le choix des matériel remorqué est tout aussi compliqué. « Il y en a très peu disponible, et cela voudrait dire qu’il faut trouver des locomotives capables de tracter ce matériel, introuvables à la location. On en trouve pour le fret, mais pas pour le matériel voyageurs », explique encore Nicolas Debaisieux.
Quant au matériel étranger, il faut l’homologuer pour le réseau français, ce qui rallonge d’autant sa disponibilité.
Autre difficulté à lever : le recrutement de personnel pour Bordeaux Lyon. « Nous avons déjà eu beaucoup de candidatures spontanées, mais peu correspondent à nos besoins. Ou bien, les candidats réalisent nos contraintes d’horaires ou de distances…».
Yann Goubin
