Hausse de 23 % du trafic de la SNCF en 2021, encore loin du niveau de 2019

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2021 a été une année contrastée selon la SNCF, « une année on-off, liée aux contraintes sanitaires : quand les contraintes sont faibles, les voyageurs sont là, quand elles sont plus fortes, ils sont moins présents, voire ils disparaissent », a commenté Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. A chaque fois, la compagnie ferroviaire a dû s’adapter. « En 2021, nous avons changé plusieurs dizaines de fois de plans de transports, alors qu’habituellement, on les change 4 fois par an », a souligné le dirigeant.

La SNCF a ainsi transporté 23 % de voyageurs de plus qu’en 2020 (mais 29 % de moins qu’en année normale, hors Covid). Plus précisément, le trafic a progressé de 21 % pour Transilien, 23 % pour les TER et 37 % pour les TGV et les Intercités. Si les voyageurs loisirs sont revenus, en revanche la SNCF a perdu le tiers de sa clientèle affaires.

Autre changement, les rythmes des déplacements ont changé selon les jours de la semaine. En Ile-de-France, on ne parle plus d’heures de pointe mais de jours de pointe. La différence a augmenté entre le jour le plus chargé (le mardi) et le jour le moins chargé (le vendredi). Sur la longue distance, les jours de pointe se situent désormais le jeudi (et non plus le vendredi midi) et le lundi soir pour les retours. Sur Transilien, la fréquentation progresse toutefois le week-end.

Pour 2022, Christophe Fanichet se dit « bien sûr prudent » mais « confiant », ajoutant ressentir un fort « appétit de ferroviaire » de la part des Français. Depuis le début janvier, les trains franciliens n’accueillent que 65 % de la fréquentation d’avant le Covid et les TER 85 %. La SNCF enregistre 30 % de réservations en moins dans ses TGV, avec une perte de 50 % des professionnels. Pour les vacances de février, pour le moment, les réservations sont inférieures de 20 % à la normale. D’où un plan de transport abaissé à 90 % pour les TGV (avec un taux d’occupation actuellement de 50 %), 80 % pour les Intercités et quasi normal pour Transilien. Le niveau d’offre des TER dépend des régions. « Nous augmenterons ou nous baisserons nos plans de transport » en fonction de l’intensité de la vague de Covid-19, précise le dirigeant.

L’objectif est de continuer à faire croître la part du ferroviaire, en faisant moins cher (notamment via les cartes Avantages actuelles et à venir avec l’abonnement TGV Max Senior attendu au deuxième trimestre) et plus simple (avec application unique SNCF Connect qui doit être lancée le 25 janvier).

Les trains classiques Ouigo attendus au printemps sur Nantes-Paris et Lyon-Paris doivent aussi y contribuer. « On attend 1,2 million de voyageurs supplémentaires », rappelle Christophe Fanichet, qui dit aussi vouloir travailler sur les « irritants » : une trentaine de sujets d’irritation pour les clients a été comptabilisée : « Par exemple, il nous faut un guichet unique pour nos clients. Et combiner l’ensemble de l’offre par correspondance ». Les solutions seront présentées au cours du premier semestre.

MHP