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L’UIC pointe l’importance stratégique du rail et « suspend » les chemins de fer russes et biélorusses

La nouvelle a été rendue publique par l’Union internationale des chemins de fer le 8 mars : « Afin de poursuivre une collaboration constructive et technique en toute confiance entre nos membres, l’UIC a suspendu les entreprises membres de la Fédération de Russie et de la République du Bélarus actuellement soumises à des sanctions internationales, jusqu’au retour d’une situation pacifique en Ukraine ». Et l’UIC d’exprimer également son « plus ferme soutien » aux chemins de fer ukrainiens (UZ), qui « continuent à fonctionner dans des conditions extrêmement difficiles, ce qui démontre que les chemins de fer peuvent et doivent rester un mode de transport prioritaire pour les personnes, y compris l’aide humanitaire et l’évacuation des réfugiés ».
L’UIC met en valeur « les efforts importants d’un grand nombre d’autres entreprises ferroviaires, qu’elles soient voisines de l’Ukraine ou transportent des civils ukrainiens vers des lieux sûrs loin de la ligne de front ». « La solidarité de toutes ces entreprises membres de l’UIC est vraiment impressionnante », ajoute cette dernière, qui « applique pleinement toutes les sanctions conformément au droit national et international ».
Afin d’apporter une aide coordonnée aux réfugiés, l’UIC a mis en place une task force pour les réfugiés. Placé sous la responsabilité de Marc Guigon, directeur du département Voyageurs de l’UIC, ce groupe de travail échangera son savoir-faire et identifiera des idées pour gérer les flux migratoires, faire circuler les informations destinées aux réfugiés, ainsi qu’entre les entreprises ferroviaires pour accueillir les réfugiés dans les gares, et fournir des solutions pour préserver la sécurité.
Quatre jours auparavant, la Communauté européenne du Rail (CER) avait déjà exprimé sa « pleine solidarité avec l’Ukraine et son peuple », en participant, ainsi que ses membres, aux efforts humanitaires à l’échelle de l’Union européenne pour soutenir les réfugiés ukrainiens. A l’occasion, les membres et partenaires de la CER (qui ne comprennent pas les chemins de fer russes et biélorusses) s’étaient engagés à « respecter toutes les sanctions applicables à l’encontre de la Fédération de Russie et de la République du Bélarus ».
P. L.