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Nouvel appel à la grève le 6 juillet

Une grève chasse l’autre. Alors qu’une grève est menée depuis hier en Ile-de-France, pour dénoncer côté Transilien « des changements de planning de dernière minute« , liés aux travaux sur le réseau ferroviaire, et pour réclamer des hausses de salaire, trois syndicats représentatifs de la SNCF (CGT Cheminots, CFDT Cheminots et Sud-Rail) appellent à une grève le 6 juillet. L’Unsa Ferroviaire devrait indiquer mardi 28 juin si elle appelle ou pas à ce mouvement.
Les syndicats demandent des « mesures de rattrapage salariales de l’inflation et un report systématique de la hausse du SMIC sur l’ensemble de la grille ; une augmentation générale des salaires et la revalorisation des primes de travail; une revalorisation de l’ensemble des allocations, gratifications et indemnités pour tenir compte de la hausse des prix« .
Une table ronde est prévue sur les « conditions économiques » avec la direction de la SNCF, ce même 6 juillet, également premier jour des vacances scolaires, alors que la SNCF s’attend à un été record. Pour Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, ce n’est pas un préavis de grève « préventive » mais « significative« . Face à l’inflation et aux prévisions de l’INSEE, il y a, estime le syndicaliste, « une nécessité absolue de mesures d’urgence« .
Invité le 23 janvier dans l’émission Télématin sur France 2, Jean-Pierre Farandou a indiqué que des discussions sont déjà « engagées » sur ce thème. Selon le PDG de la SNCF, « tout est sur la table. Il existe plusieurs manières d’augmenter le pouvoir d’achat des cheminots« . Et de remarquer : « Le climat social est tendu actuellement, mais pas qu’à la SNCF« , en référence notamment à la situation dans le transport aérien et à la grève qui paralyse actuellement le réseau de chemin de fer britannique.
La multiplication des conflits lors des grands départs ou lors de grands événements (la grève le 24 juin en Ile-de-France a lieu le jour de la finale du Top 14 au Stade de France) montre toutefois que certains syndicats, en particulier du côté de la RATP, cherchent clairement à organiser des grèves à des moments les plus gênants pour les voyageurs, leurs entreprises et les pouvoirs publics. Et n’hésitent plus à le dire, sans tabou. La pression monte alors que les entreprises de transport préparent deux grands événements au retentissement mondial : la Coupe du Monde de rugby en 2023, puis les JO en 2024.
MH P