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En plus de la grande vitesse, Trenitalia s’intéresse au marché des TER en France

Invité ce matin devant le Club VRT, Roberto Rinaudo, le président de Trenitalia France, a indiqué que sa compagnie avait transporté près de 350 000 voyageurs depuis le lancement, le 18 décembre, des premiers allers-retours entre Paris et Milan via Lyon, assurés par des rames à grande vitesse Frecciarossa. Le taux de remplissage atteint en moyenne 93 % sur les destinations internationales Paris-Milan. Et environ 50 % sur les navettes entre Paris et Lyon, mais ce taux est à regarder avec précaution, estime Roberto Rinaudo, en raison de la nouveauté de l’offre : la première navette a seulement été lancée le 5 avril, puis deux autres ont suivi le 1er juin. « Nous recevons déjà beaucoup d’appréciations positives de la part de nos clients via nos agents et via les réseaux sociaux« , ajoute-t-il.
La société, qui emploie 160 salariés (dont seulement 5 Italiens, et dont un peu plus d’une cinquantaine de roulants), propose donc désormais 5 allers-retours quotidiens (dont 2 vont jusqu’à Milan), ce qui « représente 20 % de l’offre de l’opérateur historique » sur l’axe Paris-Lyon, souligne le dirigeant italien. Pour s’installer sur le marché français, et notamment faire homologuer son matériel roulant, Trenitalia France a investi quelque « 300 millions d’euros« .
Le patron de la compagnie ferroviaire se donne l’année 2022 avant de décider s’il renforcera ses services sur cet axe. « Notre objectif est de consolider notre offre. Et de décider des conditions de notre développement en fonction des résultats. Nous sommes ouverts mais nous avançons avec prudence« , souligne-t-il, reconnaissant que les études à venir porteront aussi sur d’autres liaisons. Une fois la décision prise, il faudra ensuite compter au moins deux ans avant le lancement effectif d’un nouveau service ferroviaire.
Roberto Rinaudo ne cache pas non plus son intérêt pour le marché des TER qui s’ouvre à la concurrence en France. Il se dit « convaincu de l’intérêt du marché« , auquel il faut répondre avec « de meilleurs services et des prix plus bas« . Trenitalia « ne se positionnera pas partout » mais étudiera les appels d’offres « au cas par cas« , seulement dans des régions où il y a des « synergies » à réaliser ou un « intérêt stratégique« . Interrogé plus précisément sur l’Ile-de-France, le dirigeant s’est contenté de dire que cette région représente un « marché très intéressant« , avec un « volume de trafic équivalant au transport ferroviaire régional italien« .
MH P
Retrouvez, dans le numéro de septembre de Ville, Rail & Transports, l’intégralité des échanges qui se sont tenus lors de ce Club VRT