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La SNCF commande 15 TGV M supplémentaires pouvant circuler en Europe

Face à la forte reprise du trafic et sans doute aussi pour conquérir de nouveaux marchés en Europe, la SNCF renforce son parc de TGV. La compagnie vient de commander 15 TGV de nouvelle génération (gamme Avelia Horizon d’Alstom) qui s’ajoutent aux 100 rames déjà prévues dans une commande signée en juillet 2018 pour 3 milliards d’euros dans le cadre d’un partenariat d’innovation. La SNCF et Alstom s’étaient en effet entendus pour concevoir ensemble le « TGV du futur », d’abord appelé TGV 2020, puis rebaptisé par la compagnie TGV M. Cette nouvelle commande représente près de 590 millions d’euros, précise le constructeur.
La tranche optionnelle levée aujourd’hui par la SNCF « porte sur la version quadritension de la nouvelle génération de trains à très grande vitesse, qui correspond aux besoins de circulation européenne », indique Alstom dans un communiqué. En clair, alors que les 100 rames précédemment commandées fonctionneront en bitension, donc rouleront plutôt sur le marché français (ou similaire), les 15 rames supplémentaires pourront utiliser 4 tensions (25 kV 50 Hz, 1500 V CC, 3 kV CC, 15 kV 16,7 Hz) et donc aller sur une grande partie des réseaux européens, notamment ceux de pays limitrophes à la France (Allemagne, Espagne, Italie, Bénélux… )
Les premiers TGV M doivent commencer leur service à partir de 2024, puis les livraisons s’échelonneront sur dix ans. Ces trains seront équipés d’un nouveau nez de TGV, avec étrave plus résistante aux chocs et dont l’aérodynamique contribuera, avec l’éco-conduite et la récupération d’énergie de freinage à la caténaire, à réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20 % par rapport aux générations précédentes de TGV.
Ils pourront transporter 20 % de voyageurs en plus que les TGV actuels (dans sa configuration maximale, une rame pourra embarquer jusqu’à 720 personnes du fait des motrices plus petites, offrant plus de place) et devraient ainsi contribuer à atteindre l’objectif de Jean-Pierre Farandou de doubler la part du ferroviaire d’ici à 2030.
MH P