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Le stationnement payant des deux-roues n’est plus un tabou

Le stationnement des motos et scooters est devenu payant à Paris le 1er septembre. Les motos et les scooters peuvent stationner sur 42.000 places pourvues à cet effet, mais également sur les bandes de stationnement payant aménagées initialement pour les voitures. Le tarif varie en fonction des arrondissements et des zones : 3 euros par heure dans la zone 1 qui comprend les arrondissements centraux de Paris, du premier au onzième. Au-delà, en zone 2 (du douzième au vingtième arrondissement), le tarif motos s’établit à 2 euros au minimum par heure. Pour inciter à la rotation des emplacements, le tarif augmente fortement pour le stationnement de longue durée, jusqu’à 37,50 euros pour six heures en zone 1. Les résidents peuvent bénéficier d’un tarif préférentiel en souscrivant à un abonnement (22,50 euros par an), qui donne droit à un tarif de 0,75 euros pour stationner une journée, et de 4,50 euros pour une semaine.
Paris n’est pas la première commune à franchir le pas. Dans le Val-de-Marne, après Vincennes et Charenton, Saint-Mandé a imposé le stationnement payant des deux-roues motorises depuis le 1er janvier 2022. Afin, selon la mairie, « d’éradiquer le stationnement parfois anarchique des motos et scooters, d’en finir avec les engins ventouses et de reporter vers les parkings ceux qui sont peu utilisés« .
Ailleurs en France, les élus semblent attendre le retour de l’expérience parisienne avant de lancer leurs expérimentations. « Ce n’est pas d’actualité pour le moment. Et au moins jusqu’à la fin de ce mandat« , a prévenu Denis Tallédec, l’élu chargé de la circulation et du stationnement à Nantes, dans un entretien avec la presse locale. Une retenue similaire a été observée à Strasbourg, où les élus ont longuement débattu en septembre 2021 de la nouvelle stratégie pour le stationnement dans la ville, sans aborder la question des deux-roues motorisés.
« Laissez nous choisir où nous garer, en toute sécurité et ne nous punissez pas en nous faisant payer pour notre choix de mobilité intelligente« , a déjà prévenu la fédération des motards en colère, qui a organisé en août une manifestation à Paris pour dénoncer le stationnement payant. Enquête européenne à l’appui, les motards rappellent que « le stationnement gratuit pour les motocyclistes est et devrait rester la norme« . Ils laissent toutefois la porte ouverte aux discussions et rappellent qu’ils seraient « prêts à payer pour le stationnement des motocyclettes, tant qu’il y a des installations en place« . Les installations les plus demandées dans les aires de stationnement payantes sont les mesures antivol et l’espace de rangement pour les casques et les vêtements de moto.
Olivier Mirguet