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Le 3117, numéro d’urgence dans les transports encore trop méconnu

« Le 3117, c’est un numéro d’appels d’urgence qui existe depuis 2010, et pourtant, il n’est encore pas assez connu, pas assez utilisé, pour signaler des violences que les voyageurs ou les voyageuses subissent, ou dont ils sont témoins », a expliqué Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités, en visitant, le 23 novembre le Centre de coordination opérationnelle de sécurité (CCOS).
Installé au Poste de commandement national de sûreté de la SNCF, il réunit au même endroit depuis juin 2021, sous l’autorité de la préfecture de police, une centaine d’acteurs de la sûreté des services de police et des deux opérateurs, la Suge (SNCF) et le GPSR (RATP). L’autorité organisatrice des transports le finance à hauteur de 8,5 millions d’euros.
Or, « seulement 4 % des victimes ou témoins de violences sexistes ou sexuelles ont signalé les faits au 31 17 », détaille un document d’IDFM. Un pourcentage à rapporter aux 905 victimes de violences sexuelles enregistrées en 2021, dans les transports en commun d’Ile-de-France par les forces de police et de gendarmerie.
Pour ancrer le réflexe du 3117 en cas d’urgence, IDFM rappelle que les victimes peuvent appeler ce numéro, mais aussi envoyer un sms au 31177, si elles ne peuvent ou n’osent pas parler. Une solution encore plus discrète consiste à utiliser le bouton d’alerte sur l’appli Alerte 3117 téléchargeable gratuitement sur les plateformes Apple Store ou Android. L’objectif est toujours de localiser les appels et d’envoyer une équipe d’agents de sûreté ou de police sur place.
Les voyageurs victimes d’agression peuvent aussi utiliser les bornes d’appels installées sur le quai et bien sûr faire appel à des agents. Au total, 10 300 agents de la RATP ou Transilien SNCF en station et en gare, et 1 800 agents de sûreté de la SUGE et du GPSR sont formés pour écouter les victimes, les mettre dans un endroit sûr si nécessaire, les raccompagner chez elles en taxi ou les conduire à l’hôpital.
Au CCOS, les agents chargés de répondre au 3117 et au SMS 31177, eux, ont aussi été formés aux problématiques spécifiques de violences sexuelles et sexistes. La SNCF notamment a travaillé avec l’association HandsAway pour établir un support de formation destiné à former les agents.
Pour continuer à faire connaître le dispositif et l’utilité du 3117, IDFM a lancé le 7 novembre dans les transports une campagne d’affichage.
Yann Goubin