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Un an après, ce que les contrôleurs de la SNCF ont obtenu

La SNCF a entamé un travail d’explication auprès des contrôleurs sur les avancées qu’ils ont déjà obtenues depuis décembre 2022, afin d’éviter un nouveau conflit qui pourrait peser lourd pendant les vacances de février.
« Contrairement à ce que certains disent, l’accord des chefs de bord est largement respecté », a martelé le PDG Jean-Pierre Farandou en présentant le 8 février un nouvel agenda social pour le goupe. Selon l’entreprise, tous les engagements ont bien « été pris en main » et sont, soit déjà en place (pour la majorité d’entre eux), soit en cours de déploiement.
Ainsi, la direction pour le métier de chef de bord, qui avait été supprimée, a été remise en place. « Nous avons aussi cherché à être plus transparent pour le parcours professionnel et pour faciliter l’évolution de Transilien et TER vers Intercités et TGV« , indique Lucile Quessart, la directrice des Ressources humaines de SNCF Voyageurs, en précisant que 200 contrôleurs ont quitté l’activité TER pour rejoindre TGV en 2023. Et un accompagnement financier a été instauré pour aider à leur reconversion s’ils le souhaitent.
850 embauches prévues cette année
De nouvelles recrues ont renforcé les équipes : 653 contrôleurs ont été embauchés l’année dernière, soit une hausse de 60 % par rapport à 2022. Vont s’ajouter 200 recrutements en plus, vient d’annoncer la SNCF. Ce qui porte le nombre total à 850 nouveaux contrôleurs et permettra d’avoir deux chefs de bord par rame de TGV. Actuellement, c’est le cas sur 87 % des TGV Inoui. « Ce sera 92 % fin 2024 et 100 % en 2025, conformément au calendrier de l’accord« , souligne Jean-Pierre Farandou.
Enfin, s’agissant des rémunérations, « 100 % des mesures ont été mises en oeuvre de manière progressive, que ce soit pour les contractuels comme pour les statutaires ». Par exemple, « En janvier, une majoration brute de 60 euros bruts a été apportée à la prime de travail« , indique la SNCF. Enfin, parmi d’autres dispositions, la sécurisation d’une partie de la prime de travail est prévue pour permettre de limiter l’impact d’un arrêt maladie sur la rémunération. Prime de travail qui compte entièrement pour le calcul de la retraite, précise le groupe.
« Ce ne sont pas quelques accords mineurs dans l’application de l’accord qui pourraient empêcher les Français de partir en vacances. Cela serait grave, » estime le patron du groupe ferroviaire. Le ton est donné même si la porte n’est pas tout à fait fermée : « Il peut toutefois y avoir des spécificités liées aux conditions d’exercice des métiers. Nous sommes bien sûr prêts à les prendre en compte comme nous l’avons toujours fait« .
MH P