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Syndicats et associations réclament un moratoire sur le démantèlement de Fret SNCF

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CFDT Cheminots, CGT Cheminots, Sud Rail, et Unsa-Ferroviaire) ainsi que le syndicat de la fonction publique FSU, des élus comme Thiébaut Weber, secrétaire national du Parti socialiste, des responsables d’association comme Didier Le Reste (président de Convergence Nationale Rail et ancien secrétaire général de la CGT Cheminots), ou comme Jean-François Julliard (directeur général de Greenpeace France), ont organisé une conférence de presse, le 29 avril, pour appeler le gouvernement à renoncer au démantèlement de Fret SNCF. Ce démantèlement résulte d’un scénario « de discontinuité » proposé à Bruxelles par le gouvernement suite à une enquête européenne approfondie sur des aides versées dans le passé par l’Etat à Fret SNCF et fortement susceptibles d’être jugées illégales par la Commission européenne.
Selon les syndicats et les autres représentants réunis au sein du comité de vigilance ferroviaire, il est encore possible d’agir en fixant un moratoire pour empêcher « la liquidation de l’entreprise, un plan social, et une déstabilisation du secteur ». Sinon, ils craignent « le retour sur les routes de milliers de camions » puisque, rappellent-ils, « un train = 50 camions ». Ce moratoire est également demandé par le rapport parlementaire adopté par l’Assemblée nationale le 13 décembre dernier, qui édicte 48 recommandations.
Le comité de vigilance ferroviaire regrette que le gouvernement ait « immédiatement négocié avec Bruxelles, un plan de “discontinuité“ », alors que « la Commission européenne laisse trois ans à la France pour répondre à son alerte ».
Enfin, la cession de parts de marché de Fret SNCF à ses concurrents va à l’encontre de « l’ambition d’atteindre une neutralité carbone à l’horizon 2050 et le doublement de la part modale du ferroviaire en 2030 » qu’affiche le gouvernement. En effet, estime le comité, ces concurrents « n’ont pas les capacités suffisantes pour réaliser des marchés supplémentaires. Ils devront délaisser, au profit de la route, les services qu’ils exploitent actuellement pour récupérer ceux de Fret SNCF ».
Le comité appelle à une manifestation pour défendre le fret ferroviaire le 28 mai, quelques jours avant les élections européennes du 9 juin.
Y.G.