Votre panier est actuellement vide !
Vélos électriques sans station : Paris va durcir les règles du jeu

Après avoir délogé les opérateurs de trottinettes électriques voici un an, la Mairie de Paris veut contrôler les vélos électriques sans station. La Ville a lancé juste avant l’été un appel à candidatures, ce qui devrait réduire le nombre de ces véhicules disponibles dans la capitale.
A Paris et en proche banlieue, le vélo dépasse maintenant de 10% la part de la voiture dans les déplacements quotidiens, selon une étude de l’institut d’urbanisme Paris Région. Une part du succès de cette vélorution revient aux vélos en libre-service avec station (Vélib’), ou sans attache (Lime, Dott, Pony, Tier etc.) mais ces derniers n’ont jamais été soumis à une régulation, contrairement aux trottinettes, après une votation citoyenne.
Contrat de 4 ans, à partir de mi-2025
La Mairie de Paris s’attaque donc maintenant à eux, et a lancé un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) en juin. Les entreprises candidates avaient jusqu’au 31 juillet pour déposer leur dossier. Seulement trois opérateurs seront sélectionnés (interrogée, la Mairie de Paris ne donne pas de date), et chacun d’eux pourra déployer “un minimum de 3 000 engins et un maximum de 6 000 engins”, soit 9 000 à 18 000 vélos en libre-service, indique la Mairie. Moins qu’actuellement puisque Lime déploie 10 000 vélos dans Paris et la petite couronne (et plus pendant les JO de Paris), Dott-Tier (fusionnés début 2024) annonce 12 000 véhicules.
Comme pour le contrat des scooters électriques, celui envisagé pour les vélos électriques sera sur quatre ans, avec un démarrage à l’été 2025. Du long terme pour tenter d’éviter ou de surmonter les aléas : faillites (Cityscoot), problèmes technologiques (Pony) ou les fusions (Dott-Tier).
Déjà présents, l’Américain Lime devrait en toute logique proposer sa candidature, le franco-allemand Dott-Tier aussi. L’Américain Bird et le Français Pony pourraient aussi se positionner. Un outsider, le Britannique Forest présent avec 15 000 VLS à Londres pourrait avancer ses arguments écologiques (80 % des pièces détachées réparées y compris le moteur, affirme l’opérateur), et économiques (2,45 € la minute de location en moyenne).
Et surtout, le géant chinois des vélos partagés HelloBike qui a présenté sa candidature dans le cadre de l’appel d’offres. Créée en 2016, la société basée à Shanghai fait circuler 7 millions de vélos, des trottinettes et des voitures dans 500 villes chinoises. Le Chinois est présent à Singapour, Sydney. S’il est sélectionné à Paris, HelloBike promet de faire assembler ses vélos dans la nouvelle usine de son partenaire Cibox à Revin (Ardennes). Une soixantaine de salariés devrait être recrutée pour les entretenir en région parisienne, selon une porte-parole de l’entreprise en France.
N.A