Le gouvernement appelé à prolonger les caméras piétons dans les transports publics

L’expérimentation des caméras piétons dont sont équipés les agents de contrôle et d’escale de la SNCF, de la RATP et d’autres réseaux de transports volontaires prend fin le 1er octobre. Autorisées depuis 2020 et prolongées par la loi JO afin de couvrir  la période olympique, les caméras fixées sur le poitrine des agents volontaires, devront donc arrêter de filmer dès demain.

Plusieurs organisations du secteur des transports publics ont récemment appelé le gouvernement à prolonger l’autorisation « Le GART et l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) regrettent profondément que l’État n’ait pas veillé au maintien de l’usage des caméras piétons par les agents de contrôle des opérateurs de transport public et ferroviaire », écrivaient il y a quelques jours l’association des élus en charge des transports et l’organisation patronale du secteur. « L’efficacité de ce système est pourtant reconnue par tous » insistent les deux associations.

Le 26 septembre, la présidente de l’Ile-de-France et de son autorité des transports (IDFM) interpellait le nouveau ministre des Transports, François Durovray, sur ce même sujet, peu après la signature du volet mobilité du contrat de Plan Etat-Région. Valérie Pécresse lui a également demandé de pérenniser la présence des agents habilités d’IDFM à visionner les images issues des caméras de vidéosurveillance dans les centres de commandement opérationnel de sécurité dans les transports (CCOS). Sans possibilité de collecte de données sensibles ou de captation de son.

Les acteurs du transport public demandent au gouvernement l’inscription « au plus vite » à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de loi sur la sûreté dans les transports. Stoppé net avec la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, ce texte proposé par le sénateur LR des Alpes Maritimes Philippe Tabarot, attend maintenant de reprendre son parcours parlementaire. Objectif, renforcer les pouvoirs d’intervention des agents de sûreté dans les transports en commun, Suge pour la SNCF, GPSR pour la RATP. Et alourdir les sanctions contre les délinquants.

« François Durovray a demandé l’inscription de la proposition de loi à l’Assemblée le plus rapidement possible afin de pérenniser le dispositif des caméras-piétons », indiquait le 1er octobre le ministère des Transports.

Nathalie Arensonas