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Les gares des Hauts-de-France de plus en plus fréquentées

Les gares des Hauts-de-France connaissent une belle affluence : elles ont été empruntées en 2024 par 127 millions de voyageurs, soit une hausse de 7 % par rapport à 2023 (+ 8,5 millions de voyageurs supplémentaires) et de + 15 % depuis 2019; a indiqué le 16 septembre la région. La hausse est un peu moins forte dans les neufs plus grandes gares de la région (plus de 250 000 voyageurs par an) que dans celles qui voient passer moins d’usagers.
Les raisons de cette hausse sont à chercher, selon la collectivité, du côté de l’amélioration de la qualité de la production (offre, régularité), l’accessibilité dont bénéficient tous les usagers ou encore les services en gare comme les boutiques dont les redevances participent au budget de fonctionnement des gares.
La Région a également dressé le portrait des usagers des TER, suite à une enquête menée fin 2023, auprès de 3200 clients. Ce sont à 57 % des femmes, âgées en moyenne de 33 ans. Les voyageurs sont surtout des citadins (75 % urbains contre 70 % des usagers TER au niveau national). Peu sont périurbains (16 %), et encore moins ruraux (9 %). Plus de la moitié des usagers TER Hauts-de-France (58 %) disposent d’un véhicule motorisé (64 % au niveau national) et un peu moins de la moitié (42 %) n’ont ni voiture ni permis. Ce sont principalement des cadres (PCS à 41 %), et des étudiants et scolaires (33 %). L’usager consacre en moyenne 1 h 35 à ses déplacements, dont 41 minutes de trajet pur, 15 pour se rendre à la gare, 10 en gare et 20 pour rejoindre sa destination finale.
Changement à venir l’an prochain :les tarif des titres TER vont augmenter. Christophe Coulon, vice-président régional chargé des mobilités des infrastructures de transport et des ports, l’a annoncé en marge de la présentation de l’enquête sur la fréquentation des gares. « Nous n’avons pas le chiffre exact, mais la hausse sera au moins égale à l’inflation », a-t-il indiqué. « Les dotations de l’État sont en baisse, et la Région ne peut faire face seule aux dépenses ». Et la région ne veut pas augmenter le versement mobilité payé par les entreprises (plus de 10 salariés).