Large victoire de Sud Rail aux élections professionnelles de Transdev Rail Sud Inter-Métropoles

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La stratégie de Sud Rail a été payante : le syndicat a remporté 49 % des voix lors des élections professionnelles organisées du 27 au 27 novembre chez Transdev Rail Sud Inter-Métropoles (TRSI). Avec six titulaires et sept suppléants au CSE, il devient le premier syndicat de la filiale de Transdev, première société privée à exploiter des TER en France après appel d’offres. La CFDT prend la deuxième place avec 30,19 % des voix (3 élus titulaires et 2 élus suppléants), suivie de la CGT avec 20,75 % des voix (un élu). La mobilisation des salariés a été très forte, supérieure à 90 %.

« Le message est clair, face à l’ouverture à la concurrence, les cheminotes et cheminots veulent un syndicat de lutte », commente Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud Rail. Le syndicat a déjà donné le ton en lançant, début novembre, un mouvement de grève sur fond de revendications salariales chez TRSI qui exploite depuis juin dernier  les TER de l’axe Nice-Toulon-Marseille. 

La direction de Transdev, qui affirmait vouloir attendre les résultats des élections avant de lancer les négociations dans sa filiale, sait maintenant à quoi s’attendre mais précise qu’aucune des trois organisations syndicales représentatives ne détient la majorité absolue.

Selon La Provence, qui a dévoilé une note interne, Transdev « revoit déjà l’organisation » de sa filiale et plusieurs départs sont prévus parmi les membres de la direction de TRSI ; la directrice générale adjointe et la responsable des ressources humaines, indique le journal régional du 21 novembre. Selon l’opérateur de transport public, si ces changements interviennent maintenant, c’est une coïncidence, l’une des salariées voulait changer d’orientation professionnelle et la responsable RH souhaitait rejoindre « la direction ferroviaire » au siège du groupe.