Ils ont dit

« Passons de l'embouteillage géant au traitement différencié», propose… class= »rtejustify »>
Nathalie Kosciusko-Morizet dans un entretien au JDD du 26 janvier, sur son programme transports à Paris. Car pour la candidate UMP, « La vocation de la ville n'est pas d'être un gigantesque circuit automobile ». L'ancienne ministre de l'Ecologie assure qu’elle veut d’ailleurs « expérimenter une piétonnisation partielle sur les quatre arrondissements du centre – les Ier, IIe, IIIe et IVe -, ainsi que sur les collines de Paris, la montagne Sainte-Geneviève, Montmartre, Belleville ». Pour ces quartiers, la députée de l'Essonne envisage de soumettre à « référendum » deux propositions :  soit « réserver l'accès aux véhicules des résidents et aux livraisons, comme à Rome, avec un service de navettes et des parkings en bordure ».Soit « faire un quartier tout électrique, c'est-à-dire réservé – hormis les résidents – uniquement aux véhicules électriques », ceci en excluant les grands axes.

« Il ne suffit pas de s’intéresser aux chiffres de la croissance. Il faut s’intéresser à son contenu. Et dire que la croissance acquise aux dépens de l’environnement est un leurre, tant le coût de sa dégradation est énorme. », affirme Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie , à l’occasion de ses vœux le 29 janvier. Un discours axé sur sa volonté de « rendre visible, en 2014, le lien entre écologie et progrès, entre développement durable et justice sociale, entre transition énergétique et création de richesse ».

« Dans une période de crise, il faut lutter contre toutes les inégalités tarifaires. Et le dispositif de l’aide aux irréguliers en est une. », estime Valérie Pécresse, dans une interview au Parisien le 30 janvier. La chef de file de l’opposition UMP au conseil régional d’Ile-de-France estime que 125 000 personnes en situation irrégulière bénéficient de 75 % de réduction sur leurs transports, ce qui évalue-t-elle, coûterait de 80 à 100 millions d’euros par an. « Je ne vois pas à quel titre un étranger en situation irrégulière peut bénéficier »de cette aide, lance Valérie Pécresse, qui poursuit :« n’importe quel habitant d’Ile-de-France a au mieux une prise en charge de 50 % de son pass Navigo par son entreprise. La plupart des demandeurs d’emploi et des travailleurs pauvres paient plein pot. Quelle est la logique de la région ? »

 

« @vpecresseSuper découverte, après 10 ans d'existence du dispositif voté chaque année jusque-là par l'UMP. Electoralisme et lepénisation ! »C'est la réponse de Pierre Serne(EELV)(@PierreSerne), vice-président chargé des Transports au conseil régional d’IDF via Twitter, 30/01/14 17:01.

« les propos de Valérie Pécresse sont choquants : que reste-t-il de républicain dans de tels propos ? Quand je pense que, pas plus tard qu’hier, Madame Pécresse envisageait l’espace d’un instant, de se revendiquer de Martin Luther King, je suis stupéfait ! La course à l’extrême-droitisation de l’UMP régionale et à la démolition stérile systématique ne fait pas un projet, ne construit pas le vivre ensemble et l’avenir, que seule notre majorité actuelle porte. » Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional d’IDF, se fend d’un long communiqué explicatif sur les ayants droits de la tarification sociale.

Primo, L’article 123 de la loi SRU, impose aux autorités organisatrices de transport, la mise en place de tarifs sociaux – et particulièrement une réduction d’au moins 50 % sur les titres de transport. En 2004, le Stif et le gouvernement Raffarin ont décidé d’étendre l’aide aux bénéficiaires de la CMU-C et de l’Aide Médicale d’Etat (AME). « Il est donc surprenant que Valérie Pécresse demande de remettre en cause le droit à l’accès des personnes défavorisées aux transports consacré par la loi, ce qui n’est pas sans poser de problème quand cela vient d’une députée et ancienne ministre », écrit la région.

Secundo, en 2012, le groupe UMP (conduit par Valérie Pécresse) a voté la reconduction des conventions relatives à la tarification sociale. Tertio, «  le chiffre de 125 000 bénéficiaires évoqué est faux. En 2013, il y avait moins de 110 000 bénéficiaires du droit à la réduction CMU-C et AME confondus, en comptant tous les membres des foyers. Au total la tarification sociale, dans son acception globale, bénéficie à 600 000 personnes, ce qui représentera pour la région un coût total de 82,3 millions d'euros en 2014. […] Le coût pour la région de la tarification sociale pour les bénéficiaires de l’AME est de 10 millions d'euros. L’UMP sous-entend que la tarification sociale pour les ayants droits au titre de l’AME leur confère des avantages supérieurs à ceux dont bénéficient l’ensemble des Franciliens. C’est parfaitement faux, les plafonds de ressources déterminant l’accès à cette tarification étant les mêmes pour tous les bénéficiaires. »

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