Le plan de RFF pour réaliser 500 millions d’euros d’économies

Après la SNCF qui a présenté cet automne son projet « Excellence 2020 », c’est au tour class= »rtejustify »>
de Réseau Ferré de France de décliner le sien. Baptisé « Réseau 2020 », il doit permettre d’économiser 500 millions d’euros annuels à l’échéance 2020, dans le cadre de la réforme ferroviaire, grâce à la constitution du futur Gestionnaire d’infrastructures unifié (GIU).

Ce GIU va rassembler les salariés de RFF, de SNCF Infra et de la Direction des circulations ferroviaires (DCF) pour donner naissance à SNCF Réseau. Soit 52 000 salariés au total.

Sans attendre la future loi qui réformera le système (la première lecture devant l'Assemblée nationale est prévue le 16 juin), la SNCF et RFF ont déjà rapproché leurs structures pour travailler « dans une logique de coopération » et éviter les doublons, voire les blocages, qui handicapaient jusqu’alors leurs capacités d’action, selon les deux entreprises.

Dans ce cadre, un comité national de coordination a été mis en place. Il regroupe les trois métiers classiques du futur GIU (l’ingénierie, chapeauté par Bernard Schaer, la maintenance dirigée par Christian Cochet et l’exploitation par Jean-Claude Larrieu), auxquels s’ajoutent un quatrième métier, l’accès au réseau, dirigé par Matthieu Chabanel, et une organisation spécifique à l’Ile-de-France menée par Yves Ramette. Le secrétaire général de RFF, Romain Dubois, ainsi que le (ou la) futur(e) directeur (trice) financier (ère) – le poste est actuellement vacant, et Jacques Rapoport, le président de RFF verrait bien une femme aux manettes – font aussi partie de cette instance.

Trois leviers sont en train d’être mis en place pour réaliser les 500 millions d’euros d’économies envisagées. De nouvelles méthodes industrielles doivent ainsi contribuer à hauteur du tiers des économies attendues. Il s’agit notamment de moderniser le parc d’engins et de le rationaliser, de remplacer des installations vieillissantes (postes d’aiguillage, commandes centralisées du réseau…), de recourir à des innovations techniques (pour surveiller le réseau par exemple) ou encore de chercher à optimiser les capacités de l’infrastructure.
Le second levier, « une politique industrielle innovante », doit apporter la moitié des gains d’économies envisagées. Les achats qui représentent 3,7 milliards d’euros, représentent un sujet majeur de ce point de vue-là.

Enfin, troisième levier pour atteindre le programme d'économies, le rapprochement des structures doit donner lieu à des synergies et à la mutualisation des moyens.

« Le travail pour partager ces objectifs avec les 2 000 cadres opérationnels a commencé à l’automne dernier », indique Jacques Rapoport. A partir de février ou mars, tous les salariés de RFF vont être invités à s’exprimer sur ces enjeux. « Nous avons pris le parti d’une démarche très participative, ajoute le patron de RFF. Le GIU arrêtera le projet courant du deuxième trimestre, une fois que toutes les observations seront remontées. » Le projet devra ensuite être présenté et discuté avec l’Etat.

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