C'est le nombre – décevant – de signatures recueillies en un an par la pétition… Ville 30 alors que ses instigateurs avaient un objectif d'un million fin 2013. Le collectif Ville 30 (composé des associations France Autopartage, la Fédération française des Usagers de Bicyclette, la Fnaut, France Nature Environnement, Rue de l’Avenir et Les droits du piéton) ne compte pas s'arrêter là pour autant. Ayant pour modèles des pays comme l’Italie, qui a généralisé les 30 km/h en ville sur l’ensemble du territoire, ou l’Angleterre, qui se place dans cette voie avec des villes-test comme Bristol, les partisans d'une diminution de la vitesse en ville s’appuient sur différentes études réalisées dans les quelques villes qui ont déjà adopté la circulation à 30 en ville. Comme Lorient ou Fontainebleau.
Premier argument : la sécurité. Un choc entre une voiture et un piéton à 50 km/h aurait 80 % de chances d’être mortel, quand à 30 km/h le choc n’est mortel que dans 20 % des cas, rappellent-elles.
La santé ensuite : réduire la vitesse en ville de 20 km/h permet d’éviter les freinages brusques et les accélérations puissantes. D’où une diminution de la consommation de carburant et donc des émissions de particules polluantes. La circulation à 30 km/h permettrait également de réduire les nuisances sonores de façon significative : environ 2,5 dB.
Avec les élections municipales ce mois-ci, le collectif souhaite intensifier son travail de démarchage des candidats, malgré le manque de moyens. Même si la mesure qu'ils prônent pourrait faire figure de repoussoir pour bon nombre de candidats.
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